Fiche de diagnostic · Tube radiant au gaz naturel et au propane

Votre tube radiant s'arrête, se verrouille ou chauffe mal

Un appareil qui s'arrête s'arrête toujours à une étape précise. Partez de ce que vous constatez : la fiche vous montre à quelle étape ça décroche, ce qui s'élimine du sol en cinq minutes, et où commence ce qui se mesure.

Services Techniques NRJ RBQ 5859-9887-01 Membre CMMTQ Gaz naturel et propane Commercial et industriel
La ligne de sécurité

Le tube est brûlant, et le tube est étanche. Les deux comptent.

BRÛLANT

Le dégagement. Un tube radiant atteint des températures qui n'ont rien à voir avec celles d'un aérotherme. Les dégagements aux matériaux combustibles indiqués par le fabricant ne sont pas une suggestion : ils supposent que rien ne change en dessous. Or dans un vrai bâtiment, tout change. On empile plus haut qu'avant. On ajoute une mezzanine, un palan, une étagère, une toile. Le tube, lui, n'a pas bougé — c'est le bâtiment qui s'est rapproché de lui.

ÉTANCHE

L'étanchéité. Les produits de combustion voyagent dans le tube sur toute sa longueur. Un joint ouvert ou un tube percé les libère directement au-dessus des gens qui travaillent dessous. Le monoxyde de carbone n'a ni odeur ni couleur, et le signe qui devrait vous alerter est toujours le même : plusieurs personnes qui se sentent mal en même temps, dans le même local, et qui vont mieux dès qu'elles sortent.

  • On ne suspend jamais rien à un tube radiant ni à ses supports : ni rallonge, ni luminaire, ni bannière, ni palan.
  • On ne peint jamais un tube ni un réflecteur. La peinture change l'émissivité du métal, et elle brûle.
  • Dans un bâtiment chauffé par des appareils à combustion, un détecteur de monoxyde de carbone n'est pas un luxe.
Réarmer, combien de fois?

Réarmer ne casse rien : entre deux tentatives, la purge du ventilateur évacue le tube. Mais un appareil qui se remet en verrouillage à répétition vous dit quelque chose, et chaque réarmement vous coûte du temps sans rien régler. Après deux ou trois tentatives, notez le code d'erreur et passez à la suite.

Pourquoi c'est le bâtiment qui se rapproche du tubePourquoi

Un dégagement est une distance établie à l'homologation de l'appareil, direction par direction, à sa puissance nominale. Elle vaut le jour de l'installation, et tous les jours suivants, à une condition : que rien ne vienne s'y loger.

Ce qui entre dans la zone ne vient presque jamais de l'appareil. C'est un palettier monté d'un rang, une mezzanine ajoutée pour ranger, un pont roulant qui passe plus haut, une toile tendue entre deux ateliers, une porte de garage qui, ouverte, remonte sous le tube. Personne n'a touché au chauffage; tout le monde a touché au bâtiment.

Et la chaleur rayonnée ne prévient pas. Un carton, une palette, un bidon de plastique n'ont pas besoin de toucher au tube : ils reçoivent son rayonnement, chauffent, sèchent, saison après saison.

Températures de tube : des ordres de grandeurTechnique

Sur un tube radiant à basse intensité, la surface du tube travaille de l'ordre de 150 à 650 °C : le haut de la plage près du brûleur, le bas vers le bout de ligne, selon le modèle et la puissance. Même le bout le plus froid reste au-delà de ce qu'un carton ou un plastique tolère longtemps.

Premières sections
Les plus chaudes, jusqu'à environ 650 °C; souvent en inox pour cette raison
Bout de ligne
Plus froid, de l'ordre de 150 °C et plus : jamais froid
Réflecteur
Moins chaud que le tube, mais chaud
Aérotherme, pour comparer
Son échangeur est enfermé dans un caisson; ce qui en sort, c'est de l'air tiède

Ces valeurs ne servent pas à calculer un dégagement. Le seul chiffre qui compte est celui de la plaque de votre appareil.

Ce que la loi et votre assurance en disentNorme et pratique

Au Québec, un propriétaire peut faire à peu près tous les travaux dans la maison unifamiliale qu'il habite. Il y a trois exceptions : le gaz, le pétrole et l'électricité. Et dès qu'on parle d'un bâtiment commercial ou industriel, l'exception ne s'applique plus du tout.

Un incendie ou une intoxication dont l'origine remonte à des travaux faits sans les qualifications requises, c'est une réclamation qui peut être contestée. Ça ne se trouve dans aucun code — c'est dans le contrat d'assurance.

Ça sent le gaz? Ne touchez à rien et lisez la marche à suivre avant tout le reste.

Avant tout

Un tube radiant ne chauffe pas l'air

Un aérotherme chauffe l'air, puis souffle l'air. Un tube radiant ne chauffe pas l'air du tout : il chauffe les surfaces — le plancher, les établis, les machines, les gens — comme le soleil. L'air se réchauffe ensuite, au contact de ces surfaces.

Cette différence explique tout le reste. Il n'y a pas de ventilateur de soufflage, pas de filtre, pas de conduit. Le tube lui-même est l'appareil de chauffage, et le réflecteur au-dessus décide où va la chaleur. Et surtout : les produits de combustion circulent à l'intérieur du tube, au-dessus de vos têtes, sur toute sa longueur. Un tube percé ne contamine pas un flux d'air quelque part dans un caisson — il vide directement dans le local, à l'endroit du trou.

Ce que ça change pour le diagnostic
  • Ce qui fait écran au tube reste froid : une mezzanine, un palettier, un camion stationné dessous.
  • Un thermostat placé dans la trajectoire du tube reçoit son rayonnement, se croit arrivé, et coupe trop tôt.
  • Toute la chaleur passe par le réflecteur. Un réflecteur déplacé, c'est une part de la chaleur qui part au plafond.
  • Il n'y a pas d'air soufflé à sentir. Pour savoir si l'appareil chauffe, on écoute le caisson et on regarde le voyant, pas la bouche d'un conduit.
Pression positive, sous vide, un brûleur ou plusieurs : ce que vous avez devant vousPourquoi

Deux familles. Sur un appareil à pression positive, le ventilateur est dans le caisson de brûleur et pousse les produits de combustion dans le tube jusqu'à l'évacuation. Sur un système sous vide, une pompe à vide placée en bout de ligne les tire à travers le tube; elle peut desservir plusieurs brûleurs, sur plusieurs branches.

Le tube peut être droit, avec l'évacuation à l'autre bout, ou replié en U, avec l'évacuation qui revient près du brûleur.

La plaque signalétique, sur le caisson, dit tout ça : le modèle, la puissance, le gaz, les pressions, les dégagements. C'est la première photo à prendre.

Marques et configurations qu'on rencontreTechnique
Tubes radiants
Schwank, Space-Ray, Roberts-Gordon (systèmes sous vide CoRayVac), Superior Radiant Products, Detroit Radiant, Solaronics
Contrôles d'allumage
Honeywell, Fenwal, Robertshaw, White-Rodgers
Valves à gaz
Honeywell série VR, White-Rodgers série 36
Régulateurs
Maxitrol : séries 210 et 325 sur la ligne, RV sur l'appareil
Puissance
De quelques dizaines de milliers à plus de 200 000 BTU/h par brûleur
Longueur
Un brûleur : quelques mètres à une vingtaine de mètres de tube. Un réseau sous vide : beaucoup plus, sur plusieurs branches

Les appareils à haute intensité, à panneau de céramique incandescent, sont une autre famille. Cette fiche ne les couvre pas.

Tube radiant au gaz suspendu par chaînes dans un entrepôt, réflecteur aligné sur toute la longueur
Réflecteurs alignés, suspensions libres, rien sous le tube : ce à quoi ressemble un montage qui va durer.
Tube radiant vu en longueur — réflecteur, chaînes de suspension et alimentation de gaz avec régulateur
Le réflecteur vu en longueur : c'est lui qui renvoie vers le bas la chaleur qui partait vers le toit.
La séquence de fonctionnement

Chaque maillon prouve son état avant que le suivant parte

Un tube radiant qui s'arrête s'arrête toujours à une étape précise. Le diagnostic consiste à trouver à laquelle ça décroche. Regardez un cycle complet, du sol, en comptant les secondes.

  1. Étape 1 : Le thermostat ferme son contact

    C'est la demande de chaleur. Sur un système à plusieurs branches, elle peut venir d'une commande centrale plutôt que d'un thermostat de zone.

    Si ça décroche iciRien ne démarre, aucun bruit au caisson. L'appareil ne part pas du tout

  2. Étape 2 : Le ventilateur de combustion ou la pompe à vide démarre et purge le tube

    La pré-purge chasse du tube tout ce qui pourrait s'y trouver avant qu'une étincelle soit permise. Ça s'entend du sol.

    Si ça décroche iciLe voyant s'allume, mais le moteur reste muet. L'appareil ne part pas du tout

  3. Étape 3 : Le pressostat se ferme

    Il prouve que le tube est bien en dépression, ou en pression : les produits de combustion vont circuler, et sortir.

    Si ça décroche iciLe ventilateur tourne, tourne, et rien ne s'allume jamais. Il part, puis se verrouille

  4. Étape 4 : L'allumeur s'active

    Étincelle ou allumeur chaud, selon le modèle. Souvent un tic-tic régulier, audible au caisson.

    Si ça décroche iciVentilateur en marche, aucune étincelle. Il part, puis se verrouille

  5. Étape 5 : La valve à gaz s'ouvre

    Seulement maintenant, et seulement parce que tout ce qui précède a prouvé son état.

    Si ça décroche iciÉtincelle, mais aucune flamme. Il part, puis se verrouille

  6. Étape 6 : La flamme s'établit dans le caisson, et la sonde la détecte

    La sonde a quelques secondes pour confirmer la flamme. Sans confirmation, la valve referme.

    Si ça décroche iciLa flamme prend, meurt après quelques secondes, et l'appareil recommence. Il part, puis se verrouille

  7. Étape 7 : Les produits de combustion parcourent le tube et le portent à température

    Le tube chauffe d'abord près du brûleur, puis sur toute sa longueur. Et il s'allonge en chauffant.

    Si ça décroche iciDes claquements pendant la montée en température. Claquements ou coup au démarrage ou à l'arrêt

  8. Étape 8 : Le tube rayonne vers le bas; le réflecteur redirige vers le bas ce qui partait vers le haut

    C'est ici que la chaleur se rend, ou pas, aux surfaces sous le tube.

    Si ça décroche iciTout fonctionne, et le bâtiment chauffe moins bien qu'avant. Le bâtiment chauffe moins bien qu'avant

  9. Étape 9 : À la fin de la demande, la valve ferme et le ventilateur continue quelques instants

    La post-purge vide le tube de ses derniers produits de combustion.

    Si ça décroche iciDes coups pendant que le tube refroidit. Claquements ou coup au démarrage ou à l'arrêt

Il n'y a pas d'étape « le ventilateur de soufflage démarre »

C'est pour ça qu'un tube radiant met du temps à se faire sentir : il n'envoie rien, il chauffe des objets.

Ce que le pressostat prouve réellementPourquoi

Il ne mesure pas la pression pour le plaisir : il prouve que le ventilateur crée bien la dépression ou la pression attendue, donc que les produits de combustion circulent et vont sortir.

Un pressostat qui refuse de se fermer est presque toujours honnête. La cause est en amont : évacuation obstruée, terminal bouché par un nid, de la neige ou de la glace, roue de ventilateur encrassée, tube de détection débranché, fendu ou plein d'eau, joint ouvert quelque part sur le réseau.

Le remplacer parce qu'il « fait défaut » est l'erreur la plus fréquente sur ces appareils. Le neuf fermera peut-être, quelques cycles, sur une marge qui n'existe plus.

Délais de la séquence, verrouillage et lecture du voyantTechnique
Pré-purge
De quelques secondes à environ une minute, selon le module et le fabricant
Essai d'allumage
Quelques secondes; la sonde doit confirmer la flamme dans ce délai
Essais
Un à trois avant le verrouillage, selon le module
Verrouillage
Certains modules retentent seuls après un délai, souvent d'une heure; d'autres attendent qu'on coupe la demande ou l'alimentation
Post-purge
De quelques secondes à quelques minutes

Ce sont des ordres de grandeur. La valeur exacte est sur le module d'allumage et dans le manuel de l'appareil, et c'est elle qui compte.

Sur plusieurs modules, un voyant clignote un nombre de fois qui correspond à l'étape en défaut. Le tableau de correspondance est souvent collé à l'intérieur du couvercle du caisson, ou dans le manuel. Une photo du voyant, ou une courte vidéo d'un cycle complet, vaut une longue description.

Ce qu'on ne fait jamais dans une séquence de sécuritéNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
La cause du verrouillage trouvée et corrigéeAppareil réarmé, reparti, rien noté
Module remplacé par un modèle aux mêmes délais, approuvé pour l'appareilModule universel réglé au hasard
Chaque organe de sécurité en place et fonctionnelUn contact ponté « le temps de finir la semaine »
Sonde replacée selon le manuel après le nettoyageSonde pliée « pour qu'elle touche mieux la flamme »
Séquence complète vérifiée avant de partir, du démarrage à la post-purgeAppareil déclaré réparé dès que la flamme prend
Diagnostic

Partez de ce que vous constatez

Choisissez votre symptôme. Les pièces en cause s'allument sur le schéma, et chaque piste aboutit à l'une de ces trois conclusions.

A · Vérifiable par vous

Sans risque, sans démontage, sans outil de mesure : le code d'erreur, le thermostat, le robinet de gaz, le disjoncteur, ce qui se voit du sol, la plaque signalétique.

B · Ça prend un technicien

Tout ce qui touche au gaz, tout ce qui se mesure, tout ce qui se remplace, tout ce qui demande de monter à l'appareil.

C · L'appareil est condamné

Tube percé, joint ouvert, section fissurée. Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt.

En prioritéDes gens se sentent mal dans le local? Ce n'est pas une piste parmi d'autres. On arrête d'abord

DÉGAGEMENT · VOIR LA PLAQUE 13 10 DILATATION 11 9 12 2 3 7 8 4 6 5 1 VUE DE CÔTÉ — TUBE RADIANT SUSPENDU, UN BRÛLEUR SCHÉMA GÉNÉRIQUE · SOUS VIDE : VENTILATEUR EN BOUT DE LIGNE

Touchez une pièce pour la consulter

Symptôme

L'appareil ne part pas du tout

À faire maintenant · du sol, dans cet ordre
  1. Le thermostat. En mode chauffage, consigne quelques degrés au-dessus de la température du local. S'il fonctionne à piles, un écran pâle ou vide suffit à tout arrêter. Sur une commande centrale, vérifiez que la zone est active et que l'horaire n'est pas en mode inoccupé.
  2. L'alimentation. Le sectionneur près de l'appareil, ou l'interrupteur du caisson, à ON. Au panneau, le disjoncteur de l'appareil : s'il a déclenché, remettez-le une fois.
  3. Le voyant. Plusieurs caissons ont un voyant ou un hublot visible du sol. Voyant éteint alors que le thermostat demande de la chaleur : l'alimentation ne se rend pas au module.
  4. Les autres appareils. Sur un système à plusieurs branches, si tous les brûleurs sont arrêtés en même temps, allez directement à « Plusieurs brûleurs arrêtés en même temps ».
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Une consigne, un horaire, des piles ou un disjoncteur : l'appareil repart, fait un cycle complet et reste en marche.

  • B · Ça prend un technicien

    Le disjoncteur ressaute.

  • B · Ça prend un technicien

    L'alimentation est là, le thermostat demande, et le ventilateur ne démarre pas : on n'entend rien au caisson.

B · Ça prend un technicien

Ce qui reste se mesure : tension au bornier, transformateur de commande, module, moteur. Tout ça se fait en hauteur, sur l'appareil.

418 587-7272Texter une photo de la plaque et du voyant

Ce que « ne part pas du tout » veut dire dans la séquencePourquoi

L'appareil décroche à l'étape 1 ou à l'étape 2 : la demande de chaleur ne se rend pas, ou elle se rend et le ventilateur ne démarre pas. Tant que le ventilateur ne tourne pas, rien d'autre n'est permis : pas d'étincelle, pas de gaz. C'est voulu.

La plupart des tubes radiants sont alimentés en 120 V, et un transformateur ramène la commande à 24 V pour le thermostat et le module d'allumage. Un fusible de commande, un transformateur ou un fil de thermostat coupé donnent exactement le même symptôme qu'un moteur mort : le silence.

Ce que le technicien mesure, et dans quel ordreTechnique
  1. Tension d'alimentation au bornier de l'appareil, sectionneur fermé : environ 120 V.
  2. Tension au secondaire du transformateur de commande : environ 24 V c.a.
  3. Demande du thermostat : le 24 V revient au module quand le contact ferme. Pour le test, le thermostat se contourne au bornier, appareil sous surveillance.
  4. Sortie du module vers le moteur, puis le moteur lui-même : ampérage comparé à la plaque, condensateur s'il y en a un, roulements, roue libre de tourner à la main.
Alimentation
120 V, circuit protégé, sectionneur près de l'appareil
Commande
24 V c.a. par transformateur
Moteur, au-dessus de la plaque
Il force : roulements, roue encrassée, tension basse
Moteur, bien en dessous
Il tourne sans charge : roue qui a glissé sur l'arbre

Selon la marque, le bornier et le module sont derrière le couvercle du caisson, et le schéma électrique est souvent collé à l'intérieur. La séquence, elle, est la même partout.

Ce qui distingue un raccordement électrique conformeNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Un moyen de sectionnement près de l'appareil, identifiéAppareil qui ne se coupe qu'au panneau, à l'autre bout du bâtiment
Câblage fixé et protégé, à distance du tube et de l'évacuationFil de thermostat qui repose sur le réflecteur
Raccordement qui laisse l'appareil bouger avec la dilatationConduit rigide serré contre le caisson
Thermostat là où il lit la température de la zone, hors de la trajectoire du tubeThermostat au mur, en plein rayonnement
À faire maintenant · trouver l'étape qui décroche
  1. Le code. Notez ou photographiez ce que le voyant affiche : fixe, éteint, ou le nombre de clignotements. C'est la façon la plus rapide de savoir à quelle étape l'appareil abandonne.
  2. Le robinet d'arrêt de gaz. Sur la descente, juste avant l'appareil. Poignée parallèle au tuyau : ouvert. Perpendiculaire : fermé. Après des travaux dans le bâtiment, c'est plus fréquent qu'on pense. Au propane, regardez aussi la jauge du réservoir.
  3. Un cycle, du sol, en comptant. Le ventilateur démarre-t-il? Après la purge, entendez-vous l'étincelle? La flamme prend-elle? Combien de secondes avant l'arrêt? Ça vous place directement dans la séquence.
  4. Réarmez deux ou trois fois, pas plus. Ça ne casse rien, mais au-delà, ça ne vous apprend plus rien. Selon le modèle, on réarme par un bouton au caisson, ou en coupant la demande au thermostat une trentaine de secondes.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Le robinet d'arrêt était fermé : ouvert, l'appareil repart et fait un cycle complet.

  • B · Ça prend un technicien

    Le réservoir de propane s'est vidé : c'est le fournisseur qui remet en service, avec une vérification d'étanchéité avant de rallumer.

  • B · Ça prend un technicien

    Le ventilateur tourne, et rien ne s'allume jamais : ça décroche au pressostat, étape 3. La cause est presque toujours en amont de lui.

  • B · Ça prend un technicien

    Étincelle, mais pas de flamme : ça décroche au gaz, étape 5.

  • B · Ça prend un technicien

    La flamme prend, meurt après quelques secondes, et l'appareil recommence : c'est la détection, étape 6, presque jamais l'allumage.

  • B · Ça prend un technicien

    L'appareil chauffe un moment, puis s'arrête en pleine demande : pressostat qui s'ouvre en marche, ou pression de gaz qui s'effondre.

B · Ça prend un technicien

Tout ce qui reste touche au gaz ou se mesure. Avec la photo du voyant et de la plaque, on arrive avec la bonne pièce, ou on sait qu'il n'en faut pas.

418 587-7272Texter une photo de la plaque et du voyant

Pourquoi une belle flamme peut être déclarée absentePourquoi

Sur les modèles à allumage électronique, une sonde à ionisation confirme la flamme : le courant passe littéralement à travers la flamme. Une sonde encrassée, corrodée ou mal placée fait échouer la détection alors que la flamme est belle.

Sur les modèles à veilleuse permanente, c'est un thermocouple : il génère un très faible courant tant qu'il est chauffé. Encrassé ou mal positionné, il n'en produit plus assez, et la valve ferme.

Le symptôme typique : l'appareil allume, la flamme meurt après quelques secondes, puis il recommence. C'est presque toujours la détection, pas l'allumage.

La mise à la masse compte autant que la sonde : le courant de flamme revient par la masse du brûleur. Un fil de masse corrodé ou desserré donne exactement le symptôme d'une sonde sale.

Valeurs de détection, marge du pressostat et méthodeTechnique
Courant de flamme
De l'ordre du microampère, en courant continu. Le minimum est celui du fabricant du module; une lecture instable compte autant qu'une lecture faible
Thermocouple
Quelques dizaines de millivolts à vide
Pression au manifold
Celle de la plaque, mesurée appareil en marche
Pressostat
Consigne inscrite sur le pressostat, en pouces de colonne d'eau

Pour le pressostat, un manomètre différentiel se branche en parallèle sur le tube de détection, appareil en marche. Ce qui compte n'est pas seulement que la lecture dépasse la consigne : c'est la marge. Un appareil qui passe tout juste par une journée calme décrochera par grand vent ou par grand froid.

La sonde se nettoie à la laine d'acier fine, jamais au papier sablé, qui laisse un dépôt. Sa position par rapport au brûleur se replace selon le manuel.

Photo à venir
Caisson de brûleur ouvert
Le caisson ouvert : la valve, le brûleur, l'allumeur et la sonde, à quelques centimètres les uns des autres.
Ce qu'on ne fait jamais avec un pressostatNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Cause du refus trouvée en amont : terminal, évacuation, tube de détection, jointPressostat remplacé parce qu'il « fait défaut »
Pressostat de remplacement à la même consigne, approuvé pour l'appareilConsigne plus basse, « pour qu'il ferme »
Tube de détection d'origine, sans pli, orienté pour que l'eau s'égoutteTube qui fait un creux où l'eau s'accumule
Jamais ponté, pas même pour un test laissé sans surveillancePressostat ponté pour finir la semaine
Symptôme

Le bâtiment chauffe moins bien qu'avant

À faire maintenant · trois regards, sans monter
  1. Les réflecteurs, du sol, avec une lampe de poche. Tous en place, alignés, de la même teinte? Un réflecteur manquant, tordu, noirci ou remis à l'envers se voit d'en bas.
  2. Ce qui a changé sous les tubes. Une mezzanine, un palettier plus haut, une nouvelle aire d'entreposage, des véhicules plus hauts : tout ce qui s'interpose fait écran, et ce qui est derrière reste froid. Profitez-en pour regarder les dégagements.
  3. Le thermostat. A-t-il été déplacé? Le tube le « voit »-il directement? Et la consigne : quelqu'un l'a-t-il baissée, ou montée pour compenser?
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Un nouvel obstacle fait écran et rien d'autre n'a changé : l'appareil n'est pas en panne, c'est la zone qui ne le voit plus. Vérifiez quand même le dégagement sous le tube.

  • A · Vérifiable par vous

    Consigne changée ou thermostat déplacé : on le remet, et on regarde s'il est exposé au tube.

  • B · Ça prend un technicien

    Un réflecteur tombé, tordu, noirci ou mal replacé : il se remet en place ou se remplace, en hauteur.

  • B · Ça prend un technicien

    Tout est en place, rien n'a changé, et la chauffe a baissé quand même : pression de gaz, orifice, encrassement, pompe à vide qui faiblit. Ça se mesure.

B · Ça prend un technicien

Un réflecteur à replacer, une pression à mesurer, un brûleur à nettoyer : rien de ça ne se voit sur une facture de gaz, sauf qu'elle monte.

418 587-7272Texter une photo de la plaque et des réflecteurs

Le réflecteur n'est pas un couverclePourquoi

Un tube nu rayonne dans toutes les directions, dont vers le toit. Le réflecteur redirige vers le bas ce qui partait vers le haut : il fait une part majeure du travail du système.

Un réflecteur manquant, noirci, écrasé ou remis à l'envers après un nettoyage envoie votre chaleur au plafond. Le bâtiment se sent moins chaud, quelqu'un monte le thermostat, l'appareil roule plus longtemps, la facture de gaz monte — et personne ne fait le lien avec une tôle tordue à vingt pieds de hauteur.

C'est la panne la plus chère qui ne déclenche jamais d'appel de service.

Ce qui se mesure quand rien n'est visiblement briséTechnique
Pression au manifold
Comparée à la plaque, appareil en marche. Trop basse, l'appareil fonctionne, mais à une fraction de sa puissance
Débit réel
Au compteur de gaz, en chronométrant avec un seul appareil en marche. C'est la seule façon de savoir ce que l'appareil brûle vraiment
Température du tube
En quelques points, du brûleur au bout de ligne. Au thermomètre à contact, ou à l'infrarouge corrigé : un tube aluminisé brillant trompe un thermomètre infrarouge réglé par défaut, qui lit beaucoup trop bas
Pompe à vide
Vide en bout de branche et ampérage du moteur, comparés au manuel et aux relevés précédents
Réflecteurs
La face intérieure : c'est elle qui renvoie la chaleur, pas celle qu'on voit du sol

Aspect de flamme, bruit de combustion et température de tube se lisent ensemble, pas séparément. Et si l'installation a été modifiée depuis sa mise en service — branche rallongée, brûleur déplacé, tube raccourci —, on commence par là : un système modifié sans révision du dimensionnement fonctionne mal, et de façon incohérente.

Réflecteurs : ce que le montage demandeNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Réflecteurs du modèle prévu, bien orientés, joints entre sections recouvertsSections dépareillées, bout à bout, avec un jour entre elles
Embouts de réflecteur en placeEmbouts perdus lors d'un nettoyage
Déflecteurs latéraux là où le manuel les prévoit, en tenant compte des dégagements qu'ils modifientTôle ajoutée « pour pousser la chaleur », sans que personne vérifie les distances
Face intérieure nettoyée sans être déforméeRéflecteur cabossé par un nettoyage à la brosse
Aucune peinture, ni sur le tube ni sur le réflecteurRéflecteur peint « pour faire propre »
Symptôme

Claquements ou coup au démarrage ou à l'arrêt

À faire maintenant · deux questions, et un regard
  1. Quand, exactement? Des claquements métalliques pendant les minutes où le tube chauffe ou refroidit : c'est le tube qui bouge. Un seul coup sourd, au moment précis de l'allumage, parfois avec une bouffée au caisson : c'est autre chose, et c'est plus pressant.
  2. Les chaînes, du sol. Pendent-elles librement? Une chaîne tendue en biais, un crochet qui a sauté, un tube qui touche une poutre, une conduite de gicleurs, un conduit, un chemin de câbles?
  3. Qui a travaillé là-haut? Un électricien, un installateur de gicleurs, un nouveau palettier. Une attache ajoutée « pour que ça tienne mieux » suffit à bloquer un tube.
La dilatation

Un tube radiant s'allonge quand il chauffe. Sur une longue installation, l'allongement se compte en pouces, pas en millimètres, et il se produit à chaque cycle depuis l'installation.

C'est pour ça qu'un tube radiant n'est pas suspendu rigidement partout : le montage prévoit des points fixes et des points où le tube peut glisser. Quand quelqu'un resserre une suspension, remplace un crochet par une attache rigide, ou qu'une chaîne se coince, le tube n'a plus nulle part où aller. Il pousse. Il plie. Les joints travaillent et finissent par ouvrir.

Le symptôme, c'est le bruit. Un claquement ou un coup au démarrage et à l'arrêt. Tout le monde l'entend, presque personne ne le signale — « ça a toujours fait ça ». Or c'est le tube qui vous dit qu'il force quelque part, et la fin de cette histoire, c'est un joint ouvert au-dessus de la tête de quelqu'un.

Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Un léger tic-tac pendant la montée en température, qui cesse ensuite, sans chaîne coincée ni contact : c'est le bruit normal d'un tube qui glisse sur ses supports.

  • B · Ça prend un technicien

    Des coups secs, une chaîne en biais ou coincée, un tube qui touche : la dilatation est bloquée quelque part. À corriger avant que les joints ouvrent.

  • B · Ça prend un technicien

    Un coup sourd au moment de l'allumage : c'est un allumage retardé. Coupez la demande au thermostat jusqu'à la visite; chaque coup travaille le caisson et les joints.

  • C · L'appareil est condamné

    Un noircissement est apparu autour d'un raccord : le joint a déjà ouvert.

B · Ça prend un technicien

Une suspension se refixe, un point bloqué se libère, un allumage retardé se règle au caisson. Tout ça se fait en hauteur.

418 587-7272Texter une photo des suspensions et de la plaque

C · L'appareil est condamné

Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt. Un joint ouvert ne se répare pas au scellant, et l'appareil ne repart pas tant que ce n'est pas corrigé.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil reste arrêté.
  2. On inspecte le tube sur toute sa longueur, et la cause du blocage : une section, plusieurs, ou l'appareil au complet.
  3. Vous recevez une soumission pour le remplacement, avec ce qu'on a vu et mesuré.

Demander une soumission par texto418 587-7272

Pourquoi un tube s'allonge, et ce que ça cassePourquoi

Tout métal s'allonge en chauffant. Un tube radiant prend plusieurs centaines de degrés, sur des mètres de longueur, plusieurs fois par jour, tout l'hiver. Le montage est conçu pour ça : un point fixe, choisi par le fabricant, et des suspensions qui laissent le reste glisser. Une chaîne qui se met légèrement en biais quand le tube est chaud fait exactement ce qu'on attend d'elle.

Quand ça bloque, ce qui cède, dans l'ordre où on le voit : les crochets qui s'usent ou sautent, les joints entre sections qui travaillent puis ouvrent, le raccord flexible de gaz qui fatigue à force d'être plié, le support du caisson, puis l'évacuation qui se fait pousser.

C'est aussi pour ça que les fabricants prévoient un raccord flexible homologué entre la tuyauterie et le caisson : l'appareil bouge avec la dilatation. Une tuyauterie rigide sans rien pour absorber ce mouvement, c'est la dilatation qui force sur une ligne de gaz.

L'allongement en chiffres, et comment on lit un montageTechnique
Longueur de tubeÉcart moyen 250 °CÉcart moyen 350 °C
6 m · 20 pi≈ 18 mm · 0,7 po≈ 25 mm · 1,0 po
12 m · 40 pi≈ 36 mm · 1,4 po≈ 50 mm · 2,0 po
20 m · 65 pi≈ 60 mm · 2,4 po≈ 84 mm · 3,3 po
Acier, coefficient d'environ 12 × 10⁻⁶ par °C. L'inox s'allonge de 40 à 50 % de plus. Ordres de grandeur : l'écart réel suit le profil de température le long du tube.

Lire un montage, c'est repérer le point fixe que le manuel situe, vérifier que chaque autre suspension laisse glisser, que les chaînes ont du jeu dans le bon sens, qu'aucune attache rigide n'a été ajoutée, et qu'à pleine température le tube ne touche rien sur toute sa course.

Le coup à l'allumage, lui, est une autre histoire : le gaz s'est accumulé une fraction de seconde de trop avant de prendre. Causes habituelles : allumeur usé ou mal positionné, orifice partiellement obstrué, pression d'alimentation basse, brûleur encrassé.

Ce que le montage demande pour laisser le tube travaillerNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Suspensions du type et à l'espacement du manuelChaînes ajoutées au hasard, fil de fer
Un point fixe, là où le fabricant le placeDeux points fixes : le tube pousse entre les deux
Raccord flexible homologué, ou provision de dilatation prévue par le fabricantTuyau rigide serré jusqu'au caisson, sans rien pour absorber le mouvement
Jeu libre autour du tube sur toute sa courseTube qui frotte une conduite de gicleurs à pleine température
Rien d'autre que le tube sur les supportsRallonge, luminaire ou bannière accrochés au tube
Symptôme

Odeur de gaz

Personne ne touche à rien. On sort, on appelle de l'extérieur. Aucun interrupteur, aucun téléphone dans le local, aucun réarmement.

Depuis l'extérieur
  1. Appelez votre distributeur de gaz naturel ou votre fournisseur de propane. Le 911 si l'odeur est forte.
  2. Empêchez qu'on entre, y compris pour « aller fermer le gaz ».
  3. Dites de quel gaz il s'agit. Le propane est plus lourd que l'air : il descend et s'accumule au sol, dans les fosses de service et les drains. Le gaz naturel est plus léger : il monte — là où sont vos tubes.
Où ça mène
  • B · Ça prend un technicien

    Une fois les lieux sécurisés, la recherche de la fuite, la réparation et la remise en service reviennent à un technicien gaz.

B · Ça prend un technicien

Un appareil qui a senti le gaz ne se rallume pas sur une impression : on cherche, on trouve, on teste.

418 587-7272

Où fuit une ligne de gaz, dans un bâtiment commercialPourquoi

Rarement au milieu d'un tuyau. Presque toujours à un raccord : un filetage, un raccord union, le raccord flexible qui entre au caisson, un robinet.

Sur un tube radiant, le raccord flexible mérite un regard particulier : il travaille à chaque cycle, parce que l'appareil bouge avec la dilatation.

Le régulateur a un évent. Si sa membrane déchire, c'est par cet évent que le gaz sort. Une odeur près du régulateur ne veut donc pas toujours dire un raccord desserré.

Comment on cherche, et comment on confirmeTechnique
  1. Localiser : détecteur électronique de gaz combustible, puis solution à bulles sur chaque raccord suspect.
  2. Confirmer l'étanchéité du tronçon : essai de pression au manomètre, en surveillant la chute de pression sur la durée prescrite.
  3. Réparer : raccord refait, pièce remplacée. Jamais un scellant appliqué par-dessus une fuite.
  4. Remettre en service : purge contrôlée de la ligne, allumage, pressions vérifiées à l'entrée et au manifold, raccords revérifiés appareil en marche.
Gaz naturel
Plus léger que l'air, odorisé. Il monte et se dilue vers le haut du local
Propane
Plus lourd que l'air, odorisé. Il s'accumule dans les points bas : fosses, drains, sous-sols
Ce qui est fait avant de rallumerNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Fuite trouvée, réparée, et essai d'étanchéité refaitRaccord resserré, « ça ne sent plus »
Ligne purgée de façon contrôléeLigne purgée dans le local, par le caisson
Raccord flexible homologué, remplacé s'il a été plié ou écraséVieux flexible réutilisé
Pressions vérifiées à l'entrée et au manifold, appareil en marcheAppareil rallumé sans manomètre
Symptôme

Odeur de combustion dans le local

Si le détecteur de monoxyde affiche une lecture, ou si des gens se sentent mal : on arrête d'abord.

À faire maintenant · distinguer, puis regarder
  1. Premier démarrage de la saison? Une odeur de poussière qui brûle, qui diminue en quelques heures, vient de la poussière accumulée sur le tube et le réflecteur pendant l'été.
  2. Une odeur âcre, qui pique les yeux, et qui revient à chaque cycle? Ce sont des produits de combustion qui sortent là où ils ne devraient pas.
  3. Les joints du tube, du sol. Un noircissement autour d'un raccord n'est pas de la saleté : ce sont des produits de combustion qui sortent.
  4. Le terminal, dehors. Obstrué par un nid, de la neige ou de la glace? Trop près d'une porte, d'une prise d'air, d'un quai où les camions attendent?
  5. Ce qui se vaporise près des tubes. Nettoyants à freins, dégraissants chlorés : l'appareil prend son air de combustion dans le local, et ce qui flotte dans l'air passe dans la flamme.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Premier démarrage de la saison, odeur de poussière qui s'estompe en quelques heures : rien à faire.

  • B · Ça prend un technicien

    Odeur persistante sans noircissement visible, ou terminal obstrué : l'étanchéité et l'évacuation se vérifient, sur toute la longueur.

  • B · Ça prend un technicien

    Des produits chlorés sont utilisés près des tubes : l'odeur vient peut-être de là, mais le tube en paie le prix. À faire regarder.

  • C · L'appareil est condamné

    Noircissement autour d'un raccord, trou ou fissure visible : le tube ou le joint est ouvert.

B · Ça prend un technicien

L'étanchéité d'un tube se vérifie en hauteur, joint par joint, et l'évacuation jusqu'au terminal.

418 587-7272Texter une photo des joints et de la plaque

C · L'appareil est condamné

Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt. Un tube percé ou un joint ouvert ne se répare pas au scellant, et l'appareil ne repart pas tant que ce n'est pas corrigé.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil reste arrêté.
  2. On inspecte le tube sur toute sa longueur et l'évacuation : une section, plusieurs, ou l'appareil au complet.
  3. Vous recevez une soumission pour le remplacement, avec ce qu'on a vu et mesuré.

Demander une soumission par texto418 587-7272

Pourquoi un tube percé ne se répare pasPourquoi

La corrosion vient de l'intérieur, comme pour une cheminée. Un tube qui paraît correct du sol peut être aminci.

Un tube percé, fissuré ou dont un joint est ouvert ne se répare pas au scellant. La section se remplace. Un scellant tient sur du métal qui reste tranquille; celui-ci passe de la température du local à plusieurs centaines de degrés, plusieurs fois par jour, en s'allongeant chaque fois.

Les ateliers où l'on soude, où l'on utilise des dégraissants chlorés ou des produits de nettoyage agressifs usent leurs tubes bien plus vite que la moyenne. Garages, ateliers de mécanique, ateliers de fabrication : c'est précisément là que ces appareils sont installés.

Matériaux, condensation, et ce que les produits d'atelier font au tubeTechnique
Acier aluminisé
La plus grande partie du parcours. Résiste bien à la chaleur sèche; souffre de la condensation et des acides
Inox
Surtout dans les premières sections, les plus chaudes, et là où le fabricant le prescrit
Condensation
Sur un long parcours, les dernières sections sont les plus froides. Si les produits de combustion y descendent sous leur point de rosée, l'eau condense, acide, et ronge de l'intérieur. Certains systèmes sous vide sont conçus pour condenser en bout de ligne et ont un drain; les autres ne le sont pas
Solvants chlorés
Leurs vapeurs, décomposées dans la flamme, forment des composés acides qui attaquent le tube de l'intérieur et donnent une odeur âcre dans le local
Fumées de soudage
Particules et composés qui encrassent le brûleur et accélèrent la corrosion

L'inspection se fait sur toute la longueur, joint par joint : appareil en marche pour les fuites, arrêté pour l'état du métal. Une section suspecte se démonte; on ne juge pas l'intérieur d'un tube par l'extérieur.

Remplacer une section selon les règles de l'artNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Section du même fabricant et du même matériau, à la même positionSection « compatible » d'un autre fabricant
L'inox là où le manuel le demandeSection aluminisée à la sortie du brûleur
Raccords et colliers neufs, serrés selon le manuelAnciens colliers réutilisés
Pente respectée, drain de condensat là où il est prévuSection remontée à plat : l'eau reste dans le tube
Étanchéité et analyse de combustion refaites avant de repartirAppareil rallumé dès que le tube est en place
Symptôme · en priorité

Des gens se sentent mal dans le local

Plusieurs personnes qui se sentent mal en même temps, dans le même local, et qui vont mieux dès qu'elles sortent : on arrête.

À faire maintenant
  1. Tout le monde dehors, à l'air frais. Maux de tête, étourdissements, nausée, fatigue inhabituelle. Si les malaises persistent dehors, ou si quelqu'un est confus ou somnolent : 911.
  2. Coupez la demande de chaleur si le thermostat ou le sectionneur est à portée en sortant. Sinon, laissez faire : on ne reste pas dans le local pour ça.
  3. Personne ne retourne travailler dans le local tant que la source n'est pas trouvée. Un détecteur qui n'a pas sonné ne prouve rien : absent, mal placé ou expiré, il ne voit pas ce qu'il ne mesure pas.
Où ça mène
  • C · L'appareil est condamné

    Tant que l'inspection n'a pas prouvé le contraire, l'appareil est traité comme condamné. Il reste arrêté.

L'inspection peut innocenter le tube : un moteur qui tourne à l'intérieur, un chariot élévateur au propane, un autre appareil à combustion. Mais c'est l'inspection qui le dit, pas l'impression.

C · L'appareil est condamné

Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt. Il reste arrêté jusqu'à ce qu'on sache d'où vient le monoxyde.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil reste arrêté.
  2. Inspection de la surface qui sépare les produits de combustion du local : le tube joint par joint, l'évacuation jusqu'au terminal, et une mesure du monoxyde dans le local.
  3. Si le tube est en cause, les sections ou l'appareil se remplacent : vous recevez une soumission, avec les relevés.

418 587-7272Demander une soumission par texto

Pourquoi le monoxyde passe inaperçuPourquoi

Le monoxyde de carbone n'a ni odeur ni couleur, et ses premiers effets ressemblent à une grippe ou à une journée de fatigue. Ce qui le trahit, c'est le portrait d'ensemble : plusieurs personnes, le même local, les mêmes heures, et un mieux dès qu'on sort.

Sur un tube radiant, la surface qui sépare les produits de combustion de l'air que vous respirez, c'est le tube lui-même, ses joints et son évacuation. Au-dessus de vos têtes, sur toute la longueur.

Placé et entretenu selon son fabricant, un détecteur de monoxyde voit ce que personne ne sent.

Ce que l'inspection mesureTechnique
  1. Monoxyde dans le local, à hauteur de respiration, à l'analyseur étalonné : appareils arrêtés, puis en marche.
  2. Analyse de combustion à l'évacuation : CO, O₂, CO₂, température. Un CO élevé dans les produits de combustion dit que la combustion est mauvaise; il ne dit pas encore où ça fuit.
  3. Le tube, joint par joint, et l'évacuation jusqu'au terminal : noircissement, corrosion, alignement, colliers.
  4. Les autres sources du local : moteurs, chariots au propane, génératrices, autres appareils à combustion, air de compensation insuffisant.

Sur un système sous vide, la pompe tient le tube en dépression : un joint ouvert aspire l'air du local au lieu de refouler, et le système finit par s'arrêter, faute de vide. C'est une protection, pas une garantie. La portion après la pompe, jusqu'au terminal, est en pression positive, et un pressostat ponté ou mal réglé enlève la protection.

Ce qui décide si l'appareil repartNorme et pratique

L'inspection de la surface qui sépare les produits de combustion de l'air de votre bâtiment n'est pas une option de forfait. Un appareil dont cette surface est percée ne peut pas continuer de fonctionner, et ça ne relève pas du jugement du propriétaire.

Ce qu'on vous remet : les lectures de monoxyde du local et de l'évacuation, l'état du tube section par section, et ce qui a été fait.

Symptôme

Tube, réflecteur ou suspension déplacé

Si le tube lui-même est tordu, décroché ou déplacé : coupez la demande de chaleur au thermostat, et laissez-le arrêté.

À faire maintenant · du sol
  1. Qu'est-ce qui a bougé? Un réflecteur seul, une suspension, ou le tube?
  2. Y a-t-il eu un choc? Chariot élévateur, nacelle, pont roulant, chargement haut, porte de garage.
  3. Le tube est-il encore droit? Un pli, un raccord désaligné, une section qui pend, un noircissement nouveau à un joint.
  4. Et en dessous? Une pièce tombée sur une pile, du matériel qui se retrouve maintenant dans le dégagement.
Où ça mène
  • B · Ça prend un technicien

    Un réflecteur tombé ou déplacé, le tube intact : il se remet en place, en hauteur, avec ses attaches.

  • B · Ça prend un technicien

    Une suspension tordue ou décrochée, le tube encore droit : à refixer avant de rallumer si le tube pend, sinon avant que la dilatation s'en charge.

  • C · L'appareil est condamné

    Le tube est plié, un raccord a ouvert, une section est écrasée.

B · Ça prend un technicien

Remettre un réflecteur ou une suspension, c'est monter à l'appareil. Et après un choc, on regarde tout, pas seulement l'endroit frappé.

418 587-7272Texter une photo de ce qui a bougé

C · L'appareil est condamné

Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt. Un tube plié ou un joint ouvert ne se redresse pas et ne se scelle pas.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil reste arrêté.
  2. On inspecte le tube sur toute sa longueur, le caisson, le raccord de gaz et l'évacuation : une section, plusieurs, ou l'appareil au complet.
  3. Vous recevez une soumission pour le remplacement, avec ce qu'on a vu et mesuré.

Demander une soumission par texto418 587-7272

Pourquoi un tube tordu ne se redresse pasPourquoi

Un tube plié a travaillé à ses joints. Même redressé, il ne s'emboîte plus comme avant, et le joint qui a ouvert une fois ouvrira encore.

À l'intérieur, plusieurs modèles ont des turbulateurs dans les dernières sections : des chicanes qui brassent les produits de combustion pour en tirer plus de chaleur. Un choc peut les déplacer, et ça ne se voit pas du sol.

Un choc sur le tube se transmet au caisson, au raccord flexible de gaz et à l'évacuation. D'où l'inspection complète.

Ce qu'on vérifie après un chocTechnique
  1. Alignement du tube sur toute sa longueur, et chaque raccord avec son collier.
  2. Fixation du caisson, et raccord flexible de gaz : aucun pli, aucun écrasement, étanchéité refaite.
  3. Évacuation : joints et supports jusqu'au terminal.
  4. Tube de détection du pressostat, qui se débranche facilement.
  5. Réflecteurs, embouts et suspensions.
  6. Vérification d'étanchéité et analyse de combustion avant de repartir.
Ce que les supports portent, et rien d'autreNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Suspensions ancrées à la structure, selon le manuelChaîne accrochée à un conduit électrique ou à une conduite de gicleurs
Hauteur de montage qui tient compte des véhicules et de la machinerie qui circulent dessousTube que le mât du chariot élévateur accroche chaque saison
Dégagements revérifiés après toute modification sous l'appareilPalettier monté d'un rang sans que personne regarde le tube
Rien d'autre que l'appareil sur les supportsBannière, luminaire ou rallonge accrochés
Symptôme · système à plusieurs branches

Plusieurs brûleurs arrêtés en même temps

Les gens appellent en disant « tous les chauffages sont morts » et imaginent une panne majeure. Sur un système sous vide, c'est souvent un joint ouvert à un seul endroit.

À faire maintenant · quelques minutes, du sol
  1. Est-ce un système sous vide? Une seule pompe, souvent au bout du réseau ou près du mur de sortie, et plusieurs brûleurs sur des branches. La plaque de la pompe le dit.
  2. La pompe tourne-t-elle? Elle s'entend. Si elle est muette, remontez à son alimentation : disjoncteur, sectionneur, commande centrale, horaire.
  3. Tout le réseau, ou une seule branche? Des brûleurs arrêtés ensemble pointent vers ce qu'ils partagent : la pompe, le vide, la commande, l'alimentation.
  4. Qu'est-ce qui s'est passé récemment? Un choc sur un tube, des travaux sur le toit, une tempête, un terminal qui a pu geler.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    La commande centrale, un horaire ou un disjoncteur : tout repart ensemble.

  • B · Ça prend un technicien

    La pompe tourne, et aucun brûleur ne part : le vide n'atteint pas le seuil. Un joint ouvert, un terminal obstrué, une pompe qui faiblit. Ça se cherche au niveau du réseau.

  • B · Ça prend un technicien

    La pompe reste muette, alimentation présente : moteur, condensateur, relais.

  • C · L'appareil est condamné

    Un joint ouvert ou une section percée est visible quelque part sur le réseau.

B · Ça prend un technicien

Une fuite sur un réseau sous vide se trouve plus vite qu'on le pense quand on sait où mesurer. Les relevés du dernier entretien aident beaucoup.

418 587-7272Texter une photo de la plaque de la pompe

C · L'appareil est condamné

Ce n'est pas une panne, c'est un arrêt. Sur un réseau, c'est souvent une section à remplacer plutôt qu'un système au complet.

Ce qui se passe ensuite

  1. Le réseau reste arrêté.
  2. On inspecte le réseau, branche par branche, jusqu'au terminal : une section, plusieurs, ou davantage.
  3. Vous recevez une soumission pour le remplacement, avec ce qu'on a vu et mesuré.

Demander une soumission par texto418 587-7272

Pourquoi une seule fuite arrête tout le mondePourquoi

Une pompe à vide dessert plusieurs brûleurs par un réseau commun.

Le vide est une condition partagée : une fuite à un seul joint fait tomber la condition pour tout le monde. Chaque brûleur a son pressostat, et chacun dit la même chose : le vide n'est pas là.

Le diagnostic se fait au niveau du réseau avant de se faire au niveau d'un brûleur. Chercher la pièce défectueuse sur le brûleur qui a lâché en premier est une perte de temps.

Photo à venir
Réseau à plusieurs branches, vue en hauteur
Plusieurs branches, une seule pompe : le vide est l'affaire de tout le réseau.
Comment on cherche la fuite sur un réseau sous videTechnique
  1. Vide mesuré à l'entrée de la pompe, puis en bout de chaque branche, comparé au manuel et aux relevés du dernier entretien.
  2. Ampérage de la pompe, comparé à la plaque : une pompe qui aspire une fuite déplace plus d'air qu'à l'habitude, et l'ampérage le montre souvent.
  3. Branche par branche : là où le vide chute, on remonte joint par joint.
  4. Registres d'équilibrage, s'il y en a : on vérifie qu'ils n'ont pas été touchés. Un registre déplacé change le vide de toutes les branches.
  5. Évacuation après la pompe et terminal, drain de condensat en bout de ligne.

Les relevés du dernier entretien sont ce qui rend ce diagnostic rapide : un vide qu'on connaît se compare; un vide qu'on n'a jamais mesuré se devine.

Ce qu'un réseau sous vide ne tolère pasNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Toute modification révisée selon le dimensionnement du fabricantBranche rallongée ou brûleur ajouté « parce que la pompe est grosse »
Registres réglés à la mise en service, et leurs positions notéesRegistres déplacés pour « donner plus de chaleur » à une zone
Joints et colliers vérifiés à chaque entretienJoints jamais revus depuis l'installation
Drain de condensat entretenuDrain bouché, eau qui reste dans le tube
Il fonctionne

Votre tube radiant fonctionne. Regardez quand même ces six choses.

Tout se regarde du sol, sans outil et sans rien ouvrir, pendant que tout va bien. C'est justement le moment : ce qu'on trouve ici se règle mieux en octobre qu'un mardi de janvier.

  1. Les dégagements

    Qu'est-ce qui a été empilé, ajouté ou installé sous le tube depuis l'installation? Une mezzanine, un palan, une étagère, une toile, un entreposage plus haut qu'avant? C'est le point numéro un, et c'est celui que personne ne vérifie parce que le changement est venu du bâtiment, pas de l'appareil.

    Regardez aussi les portes de garage : ouvertes, remontent-elles sous un tube?

    • A · Rien de nouveau sous le tube

      Rien à signaler.

    • A · Quelque chose s'est rapproché

      Descendez-le ou déplacez-le. La plaque signalétique donne les distances, direction par direction.

    • B · La distance ne peut plus être respectée

      L'usage du local a changé : la hauteur, les réflecteurs ou l'emplacement de l'appareil sont à revoir.

    Pourquoi l'à-peu-près ne suffit pasPourquoi

    Le rayonnement ne chauffe pas l'air entre le tube et la pile : il chauffe la pile. Il la chauffe des heures par jour, tout l'hiver, et plus elle est proche, plus elle en reçoit.

    Un carton qui sèche au-dessus de sa limite depuis trois hivers ne donne aucun signe. C'est pour ça qu'on ne juge pas un dégagement à l'œil, et qu'on ne se fie pas au fait qu'« il ne s'est jamais rien passé ».

    Où lire les dégagements, et dans quelles directionsTechnique

    Sur la plaque signalétique du caisson et dans le manuel d'installation. Les dégagements y sont donnés par direction : sous le tube, sur les côtés, au-dessus, derrière le caisson, et parfois séparément pour les premières sections, les plus chaudes, et pour le reste du parcours.

    Ils changent selon la configuration : un déflecteur latéral ou un réflecteur incliné déplace la chaleur, et les distances avec elle. En garage, le manuel ajoute des distances aux véhicules.

    Ils ne se transposent pas : ni d'un modèle à un autre, ni d'une puissance à une autre.

    Ce que la norme demande des dégagementsNorme et pratique

    Dans nos mots : l'appareil s'installe selon les instructions du fabricant, et les dégagements de sa plaque sont un minimum, pas une cible. Ils valent dans toutes les directions indiquées, pour l'appareil tel qu'il a été homologué, avec ses réflecteurs d'origine.

    Là où l'on entrepose des matériaux combustibles sous les appareils, les fabricants demandent souvent qu'une affiche indique la hauteur maximale d'empilage. C'est la façon la plus simple de rendre visible une limite qui, autrement, ne se voit pas.

    Dans un garage, s'ajoutent des hauteurs de montage et des distances aux véhicules, y compris un véhicule soulevé sur un pont élévateur.

    Montage conforme · montage improvisé

    Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
    Plaque lisible, dégagements connus du responsable d'entretienPlaque illisible, personne ne connaît les distances
    Affiche de hauteur maximale d'empilage là où l'on entreposePalettier chargé jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place
    Dégagements revérifiés à chaque entretienVérifiés le jour de l'installation, jamais depuis
    Réflecteurs et déflecteurs d'origineTôle ajoutée qui change les distances sans que personne le sache
    Photo à venir
    Entreposage empilé trop près d'un tube
    L'entreposage a monté d'un rang. Le tube, lui, n'a pas bougé.
  2. Les réflecteurs

    Tombés, tordus, noircis, manquants, mal replacés après un nettoyage. Ça se voit du sol, avec une lampe de poche, en suivant le tube d'un bout à l'autre.

    Photo à venir
    Réflecteur tordu ou tombé
    Un réflecteur décroché : une part de la chaleur chauffe maintenant le toit.
  3. Les suspensions

    Chaînes tordues, tube qui touche une structure, crochet qui a sauté, point de dilatation bloqué. Une chaîne qui pend légèrement en biais quand le tube est chaud, c'est normal. Une chaîne tendue comme une corde, non.

    Photo à venir
    Suspension bloquée ou chaîne tordue
    Une chaîne coincée contre la structure : le tube ne glisse plus, il pousse.
  4. Les joints du tube

    Un noircissement autour d'un raccord n'est pas de la saleté : ce sont des produits de combustion qui sortent. Regardez chaque raccord, du brûleur jusqu'au bout de ligne.

    Pourquoi la trace apparaît au joint, et pas ailleursPourquoi

    Les produits de combustion qui s'échappent laissent de la suie et des dépôts à l'endroit précis où ils sortent. Sur un appareil à pression positive, ils sortent dans le local.

    Sur un système sous vide, c'est l'air du local qui entre par le joint : la trace est souvent faible ou absente, et c'est le vide qui en souffre. Voir « Plusieurs brûleurs arrêtés en même temps ».

    Photo à venir
    Joint ouvert, noircissement autour du raccord
    Le noir autour du raccord : les produits de combustion sortent là, au-dessus des gens.
  5. Le terminal d'évacuation

    Dehors, au mur ou sur le toit. Obstrué par un nid, de la neige ou de la glace, corrodé, ou trop près d'une porte, d'une fenêtre, d'une prise d'air ou d'un quai où l'on travaille.

    • A · Dégagé, intact, loin des ouvertures

      Rien à signaler.

    • B · Obstrué, corrodé, ou près d'une ouverture

      Ça se corrige, et l'évacuation se vérifie jusqu'à l'appareil.

    Un évent est un système, pas un tuyauPourquoi

    Diamètre, longueur, nombre de coudes, pente, joints, support, terminal, dégagements : chaque élément est prévu par le fabricant pour son appareil.

    La corrosion se produit par l'intérieur. Ce qui paraît correct du sol peut être percé.

    Un terminal obstrué par un nid, de la neige ou de la glace arrête l'appareil au mieux, et le fait recirculer au pire.

    Une évacuation pourrie de l'intérieur, que personne n'avait regardée parce qu'elle passait au-dessus d'un plafond ou sur le toit : c'est une des choses que nous voyons le plus souvent.

    Photo à venir
    Terminal d'évacuation obstrué
    Un terminal pris dans la glace : le pressostat refuse, et il a raison.
  6. L'accès, et la date du dernier entretien

    Ces appareils sont suspendus. Au-dessus de dix pieds, ils ne sont plus accessibles avec un escabeau : ça prend une plateforme élévatrice. Ce détail-là ne se voit pas sur une facture d'entretien, mais il décide du délai de votre prochaine réparation. Quand l'appareil lâche un mardi de janvier et qu'il faut d'abord louer une plateforme, votre atelier attend.

    La question à se poser pendant que tout va bien : comment on monte à cet appareil-là, et qui fournit le moyen? Un bâtiment qui a la réponse d'avance se fait réparer en heures. Les autres attendent la location.

    Et la date du dernier entretien : sur un autocollant au caisson, dans un registre, ou nulle part.

    • A · Moyen d'accès connu, entretien de moins d'un an

      Rien à signaler.

    • B · Accès inconnu, ou entretien de plus d'un an

      À régler pendant que l'appareil fonctionne.

    Comment on monte à cet appareil-làPourquoi

    Plateforme à ciseaux, plateforme articulée, échafaudage roulant : le moyen dépend de la hauteur, du plancher, de ce qui est dessous et de l'accès au bâtiment. Une plateforme à ciseaux ne passe pas toujours la porte de l'atelier, et elle ne roule pas sur tous les planchers.

    Ce qui accélère tout : savoir d'avance quel moyen, où il se trouve, et si l'allée sous l'appareil peut être dégagée. Si vous avez une plateforme dans le bâtiment, dites-le-nous. Sinon, la location se planifie avec la visite d'entretien, pas le jour de la panne.

    Ce qu'un technicien vérifie à un entretienTechnique
    • Pression d'alimentation et pression au manifold
    • État et réglage du régulateur
    • Ampérage du moteur de combustion ou de la pompe à vide, comparé à la plaque
    • Pressostat et son tube de détection
    • Allumeur et sonde de flamme : état, position, nettoyage
    • Brûleur, venturi et orifice : nettoyage, aspect de la flamme
    • Tube sur toute sa longueur : joints, corrosion, alignement
    • Réflecteurs : état, position, fixation
    • Suspensions et points de dilatation
    • Dégagements aux matériaux combustibles, revérifiés à chaque visite, parce que le bâtiment change
    • Évacuation jusqu'au terminal
    • Serrage des raccordements électriques
    • Analyse de combustion, avec relevés remis au client
    • Nettoyage complet

    On repart avec des relevés, pas avec une impression.

    Ce qui distingue un entretien d'un passageNorme et pratique

    Entretien · passage

    Un entretienUn passage
    Relevés écrits : pressions, ampérages, analyse de combustion« Tout est beau »
    Tube inspecté sur toute sa longueur, en hauteurCaisson ouvert, tube regardé du sol
    Dégagements revérifiés et notésJamais mentionnés
    Date de la visite inscrite sur l'appareilRien sur l'appareil, rien au dossier
Odeur de gaz

Avant tout diagnostic, on élimine la source d'étincelle.

  1. On ne change rien à ce qui est allumé ou éteint. Aucun interrupteur, aucun thermostat, aucun réarmement, aucun téléphone dans le local. On ne démarre pas de véhicule ni de chariot élévateur.
  2. Fermez le robinet de gaz de l'appareil s'il est accessible sans rien déplacer et sans forcer. Sinon, laissez-le.
  3. Sortez et appelez de l'extérieur. Au gaz naturel, Énergir répond au 1 800 361-8003. Au propane, votre fournisseur. Si l'odeur est forte ou que quelqu'un se sent mal, le 911 passe avant le reste.

Si plusieurs personnes se sentent mal en même temps dans le même local et vont mieux dès qu'elles sortent, c'est un signe de monoxyde : sortez, aérez, et ne remettez rien en marche — voir des gens se sentent mal dans le local. Le propane est plus lourd que l'air : il s'accumule au sol, dans les fosses de garage et les puisards. Le gaz naturel, lui, monte.

Nous joindre

La photo de la plaque accélère tout

Si votre piste s'arrête à B ou à C, envoyez-nous une photo de la plaque signalétique du caisson, et une du voyant ou du code s'il y en a un. On sait alors à quel appareil on a affaire, quelles pièces apporter et comment monter. C'est souvent ce qui fait la différence entre une visite et deux.

Et si l'appareil n'a pas été inspecté depuis longtemps, c'est l'entretien préventif qui règle la cause plutôt que le symptôme.

Le texto part avec un message déjà rédigé; ajoutez-y vos photos.

Services Techniques NRJ 418 587-7272 info@servicesnrj.ca Lundi au vendredi, 7 h 30 à 16 h RBQ 5859-9887-01 · Membre CMMTQ
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