Fiche de diagnostic · Aérotherme au gaz naturel et au propane

Diagnostic d'aérotherme : trouvez l'étape où ça décroche

Un aérotherme qui s'arrête s'arrête toujours à une étape précise de sa séquence. Partez de ce que vous constatez : la fiche vous montre les pièces en cause, ce que vous pouvez éliminer vous-même en cinq minutes, et où commence le travail d'un technicien au gaz.

Services Techniques NRJ RBQ 5859-9887-01 Membre CMMTQ Gaz naturel et propane Beauce et région de Québec
La règle de cette fiche

On ne cherche pas la panne. On cherche la fissure.

ARRÊT

Un aérotherme qui arrête de fonctionner, c'est un problème de production. Le local refroidit, l'atelier ralentit. Ça se répare.

MARCHE

Un aérotherme qui continue de fonctionner avec un échangeur fissuré, c'est un problème de santé. Les produits de combustion peuvent se retrouver dans l'air que le ventilateur souffle dans votre bâtiment.

  • Le monoxyde de carbone n'a ni odeur ni couleur. Les premiers symptômes (mal de tête, nausée, fatigue) ressemblent à tout et à rien.
  • Le signe qui devrait vous alerter : plusieurs personnes qui se sentent mal en même temps, dans le même local, et qui vont mieux dès qu'elles sortent. Ce qu'on fait dans ce cas.
  • C'est pour cette raison que l'inspection de l'échangeur fait partie de l'entretien, et qu'un appareil dont l'échangeur est percé est arrêté, pas surveillé.
  • Un détecteur de monoxyde dans un bâtiment chauffé par un appareil à combustion n'est pas un luxe.
Pourquoi un échangeur fissuré ne se surveille pasPourquoi

L'échangeur est la paroi entre la flamme et l'air que vous respirez. D'un côté, les produits de combustion; de l'autre, l'air du local que le ventilateur pousse à travers l'appareil. Sa seule job est d'être étanche.

Une fissure ne se stabilise pas. Chaque cycle chauffe et refroidit le métal, et la fissure s'allonge. Ce qui était un trait fin à l'automne peut être une ouverture en fin d'hiver, et rien ne l'annonce de l'extérieur.

Un appareil qui s'arrête vous oblige à agir. Un appareil qui chauffe normalement avec un échangeur percé, lui, ne vous oblige à rien. C'est ce qui le rend dangereux.

Ce qui se passe réellement à travers une fissureTechnique

Tout dépend des pressions de chaque côté de la paroi.

Tirage mécanique
L'inducteur tient l'intérieur de l'échangeur en dépression. Tant qu'il tire, une fissure aspire surtout l'air du local vers l'évent. Le danger vient d'ailleurs : l'air soufflé qui entre par la fissure dérange la flamme, la combustion devient incomplète et produit du monoxyde. Et si l'évacuation faiblit, le sens de fuite peut s'inverser.
Tirage naturel
L'échangeur est presque à la pression du local, et rien ne retient les fumées. Avant le départ du ventilateur, elles peuvent passer par la fissure dans le caisson; ensuite, l'air poussé dérange la flamme, et le monoxyde produit peut suivre l'air soufflé.
Signes indirects
Flamme qui bouge, se soulève ou change de couleur au moment où le ventilateur démarre; suie; décoloration du métal; odeur à la sortie d'air.
Confirmation
Inspection visuelle des sections, caméra d'inspection, démontage au besoin; monoxyde mesuré dans l'air soufflé avant et après le départ du ventilateur.

Une inspection sérieuse demande souvent de démonter pour voir. C'est exactement ce que les entretiens rapides ne font pas, et c'est là que se cachent les découvertes.

Photo à venir
Échangeur fissuré
Une fissure dans une section d'échangeur : invisible tant que l'appareil n'est pas ouvert.
Ce que la loi et votre assurance en disentNorme et pratique

Au Québec, un propriétaire peut faire à peu près tous les travaux dans la maison unifamiliale qu'il habite. Il y a trois exceptions : le gaz, les équipements pétroliers et l'électricité. Et dès qu'on parle d'un bâtiment commercial ou industriel, cette latitude n'existe plus du tout.

Un appareil dont l'échangeur est percé ne peut pas continuer de fonctionner. Le technicien qui le constate doit le mettre hors service et en aviser le propriétaire. Ça ne relève pas du jugement du propriétaire. Inspecter l'échangeur à chaque entretien, c'est notre pratique : c'est la seule façon de le constater avant que ça devienne une urgence.

Un incendie ou une intoxication dont l'origine remonte à des travaux faits sans les qualifications requises, c'est une réclamation qui peut être contestée. Ça ne se trouve dans aucun code. C'est dans le contrat d'assurance.

Ça sent le gaz? Ne touchez à rien et lisez la marche à suivre avant tout le reste.

Diagnostic

Partez de ce que vous constatez

Choisissez votre symptôme. Les pièces en cause s'allument sur le schéma, la fiche vous situe dans la séquence de fonctionnement, et chaque piste aboutit à l'une de ces trois conclusions.

A · Vérifiable par vous

Sans risque, sans rien ouvrir, sans instrument : le thermostat, le robinet de gaz, le disjoncteur, l'évacuation vue du sol, la plaque signalétique, le code s'il est visible.

B · Ça prend un technicien

Tout ce qui est derrière le caisson, tout ce qui touche au gaz, tout ce qui se mesure ou se remplace.

C · L'échangeur est fissuré

Pas une panne : une condamnation. L'appareil s'arrête et ne redémarre pas tant que ce n'est pas réglé.

14 8 13 9 10 11 12 7 6 5 4 3 2 1 COUPE — AÉROTHERME SUSPENDU · TIRAGE MÉCANIQUE SCHÉMA GÉNÉRIQUE · GAZ NATUREL OU PROPANE · CAISSON OUVERT

Touchez une pièce pour la consulter

Symptôme

L'appareil ne part pas du tout

Dans la séquenceÉtapes 1 et 2 : la demande, puis l'inducteur

À faire maintenant · trois vérifications, dans cet ordre, sans rien ouvrir
  1. Le thermostat. En mode chauffage, consigne quelques degrés au-dessus de la température du local. S'il fonctionne à piles et que l'écran est vide ou pâle, changez-les. Si plusieurs appareils partagent le même thermostat et qu'aucun ne part, c'est lui ou son alimentation.
  2. L'alimentation. Le sectionneur, l'interrupteur de service près de l'appareil ou au mur, est à ON. Au panneau, le disjoncteur de l'appareil n'a pas déclenché. S'il a déclenché : à fond sur OFF, puis sur ON. Une fois.
  3. Écoutez une minute. Après une demande de chaleur, l'inducteur doit partir dans les secondes qui suivent : le souffle d'un petit ventilateur, sur le dessus de l'appareil.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Le thermostat était mal réglé ou sans piles, le sectionneur était à OFF, ou le disjoncteur avait déclenché et tient depuis. L'appareil repart normalement.

  • B · Ça prend un technicien

    Le thermostat demande, l'alimentation est là, et rien ne part.

  • B · Ça prend un technicien

    Le disjoncteur ressaute.

B · Ça prend un technicien

Ce qui reste est électrique, derrière le caisson : transformateur, fusible de la carte, filage du thermostat, contrôle d'allumage. Si le disjoncteur ressaute, laissez-le à OFF.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Ce que « rien du tout » veut dire dans la séquencePourquoi

Un appareil qui ne fait absolument rien n'est même pas rendu à la première étape visible. Soit la demande de chaleur n'arrive pas au contrôle, soit le contrôle n'est pas alimenté, soit il refuse de démarrer.

Ce dernier cas surprend. Avant de lancer l'inducteur, le contrôle vérifie que le pressostat est ouvert. Un pressostat resté collé fermé lui ferait croire que l'inducteur tourne déjà : par sécurité, il ne démarre rien.

Le ventilateur de soufflage donne un indice. S'il tourne alors que rien d'autre ne part, voyez plutôt « Le ventilateur tourne sans arrêt » : une limite a peut-être coupé.

Ce qu'on mesure : 120 V, 24 V et l'appel de chaleurTechnique
Alimentation
120 V au bornier de l'appareil, sectionneur fermé.
Transformateur
24 V au secondaire : c'est ce qui alimente le contrôle et le thermostat.
Appel de chaleur
24 V entre la borne W et le commun quand le thermostat demande. 24 V au thermostat et 0 V à l'appareil : le fil est coupé en chemin.
Fusible de la carte
Plusieurs contrôles en portent un. Grillé, il signale un court-circuit dans le 24 V, souvent un fil de thermostat écrasé.
Pressostat au repos
Ouvert. Fermé au repos : contact collé, ou pressostat ponté.

En atelier, le fil du thermostat court souvent le long des poutres, à hauteur de chariot élévateur ou d'échelle. Un fil pincé coupe la demande ou fait griller le fusible de la carte, et l'appareil n'affiche rien.

Ce qui distingue un raccordement électrique propreNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Sectionneur en vue de l'appareil, identifiéAucun moyen de couper sur place : on coupe au panneau, à l'autre bout du bâtiment
Circuit identifié au panneau« Chauffage? » écrit au crayon, ou rien
Fil de thermostat protégé et attaché hors de portée des équipementsFil libre le long d'une poutre, écrasé par une porte ou un chariot
Thermostat hors du jet d'air chaud, loin des portes de garageThermostat dans le jet d'air, qui se satisfait avant le local
Mise à la terre continue jusqu'au panneauMasse absente ou lâche : la détection de flamme en dépend
Symptôme

Il souffle de l'air froid

Dans la séquenceÉtapes 6 à 8 : la flamme, puis le soufflage

À faire maintenant
  1. Le sélecteur de ventilateur du thermostat. Sur AUTO, pas sur ON. À ON, le ventilateur tourne sans arrêt, que le brûleur chauffe ou non.
  2. Quand l'air est-il froid? Pendant toute la demande de chaleur, ou seulement un moment à la fin d'un cycle?
  3. Le ventilateur tourne-t-il même quand le thermostat ne demande rien? Alors voyez « Le ventilateur tourne sans arrêt ».
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Le sélecteur était à ON : remis à AUTO, l'air frais entre les cycles disparaît.

  • A · Vérifiable par vous

    L'air tiédit un moment en fin de cycle : c'est normal. Le ventilateur continue de tourner pour récupérer la chaleur de l'échangeur après l'arrêt du brûleur.

  • B · Ça prend un technicien

    L'air reste froid pendant toute la demande : le brûleur ne s'allume pas, ou ne reste pas allumé.

  • B · Ça prend un technicien

    De l'air froid dès le départ, avant que le brûleur ait eu le temps de chauffer : le délai du ventilateur ne fonctionne plus.

B · Ça prend un technicien

Un ventilateur qui souffle froid, c'est souvent un contrôle qui protège l'échangeur ou qui n'a pas réussi à établir la flamme. La cause se trouve derrière le caisson.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Pourquoi un ventilateur qui tourne ne prouve pas que ça brûlePourquoi

Le soufflage est la dernière étape de la séquence. Normalement, il attend que l'échangeur soit chaud : c'est le délai entre l'allumage et l'air chaud.

Mais le ventilateur a aussi un rôle de protection. Quand une limite détecte une surchauffe, le contrôle coupe le gaz et fait tourner le ventilateur pour refroidir l'échangeur. Un ventilateur qui souffle de l'air froid, c'est souvent un appareil qui se protège, ou qui a abandonné l'allumage.

Délai de ventilateur, limite haute et élévation de températureTechnique
Délai temporisé
Sur les appareils récents, le contrôle d'allumage démarre le ventilateur un délai fixe après l'ouverture de la valve, et l'arrête un délai fixe après la fermeture.
Délai thermique
Sur les appareils plus anciens, un contrôle bimétallique posé sur l'échangeur ferme à une température et rouvre à une autre, plus basse.
Limite haute
Coupe le gaz quand l'échangeur ou l'air devient trop chaud. Réarmement automatique sur la plupart des modèles : elle recoupe tant que la cause reste.
Élévation de température
La plaque signalétique donne une plage d'écart entre l'air qui entre et l'air qui sort. On la mesure; hors de la plage, on cherche le débit d'air ou le débit de gaz.

Un appareil qui souffle froid par intermittence, avec une flamme qui s'éteint en cours de cycle, a souvent une limite qui coupe. La limite n'est presque jamais la cause : c'est le débit d'air qui manque (pales encrassées, moteur fatigué, déflecteurs fermés) ou le débit de gaz qui est trop haut.

Pourquoi une limite ne se ponte jamaisNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Cause de la surchauffe trouvée : débit d'air, pression au manifold, orificesLimite remplacée parce qu'elle « saute tout le temps »
Limite d'origine, au point de consigne du fabricantLimite pontée, ou remplacée par une qui coupe plus haut
Déflecteurs ouverts, rien d'entreposé contre l'entrée ou la sortie d'airPalettes empilées jusqu'à l'appareil
Élévation de température mesurée et consignéeRéglage « au toucher »
Symptôme

Il part et s'arrête tout de suite

Dans la séquenceÉtapes 3 à 6 : tirage, allumage, gaz, flamme

À faire maintenant · regardez un cycle complet, depuis le sol
  1. Le robinet de gaz. Sur la tuyauterie qui arrive à l'appareil : la poignée doit être parallèle au tuyau. Perpendiculaire, il est fermé. Quelqu'un l'a-t-il fermé pour un travail?
  2. Le terminal d'évacuation, s'il est visible du sol ou d'une fenêtre : neige, glace, nid, sac de plastique?
  3. Observez et notez. Relancez une demande : l'inducteur part, puis un clic et un souffle d'allumage? Une flamme qui tient, ou qui meurt après quelques secondes? Combien d'essais avant l'arrêt?
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Le robinet de gaz avait été fermé pour un travail terminé : rouvert, l'appareil part et tient. S'il est fermé et que personne ne sait pourquoi, ou s'il est cadenassé ou étiqueté, on ne le rouvre pas : c'est B.

  • A · Vérifiable par vous

    Un terminal mural bloqué par la neige ou la glace, à portée sans échelle : on arrête l'appareil, on dégage le terminal, et l'appareil repart. Si ça revient à chaque tempête, c'est B : le terminal est mal placé.

  • B · Ça prend un technicien

    L'inducteur tourne, mais rien ne s'allume et l'appareil s'arrête : étape 3, le pressostat ne se ferme pas.

  • B · Ça prend un technicien

    Ni étincelle ni lueur, ou aucune flamme malgré l'allumage : étapes 4 et 5.

  • B · Ça prend un technicien

    La flamme s'allume, meurt après quelques secondes, et l'appareil recommence : étape 6. C'est presque toujours la détection, pas l'allumage.

B · Ça prend un technicien

Pressostat, allumage et détection se vérifient derrière le caisson, au manomètre et au multimètre. Notez ce que vous avez vu : c'est la moitié du diagnostic.

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Ce que le pressostat prouve réellementPourquoi

Le pressostat ne mesure pas la pression pour le plaisir : il prouve que l'inducteur crée bien une dépression, donc que les produits de combustion vont sortir. Tant qu'il n'a pas fait cette preuve, le contrôle n'allume rien.

Un pressostat qui refuse de se fermer est presque toujours honnête. La cause est en amont : évacuation obstruée, terminal bouché par un nid, la neige ou la glace, roue d'inducteur encrassée, tube de détection débranché, fendu ou plein d'eau.

Le remplacer parce qu'il « fait défaut » est l'erreur la plus fréquente sur ces appareils. Le neuf refusera de se fermer pour la même raison.

Photo à venir
Terminal d'évacuation obstrué
Un terminal bouché : le pressostat refuse de se fermer, et il a raison.
Détection de flamme : millivolts, microampères et mise à la terreTechnique
Thermocouple
Modèles à veilleuse permanente. Chauffé par la veilleuse, il produit quelques dizaines de millivolts qui tiennent la valve ouverte. Encrassé, usé ou mal placé dans la flamme, il n'en produit plus assez et la valve relâche.
Sonde à ionisation
Modèles à allumage électronique. Le contrôle fait passer un faible courant à travers la flamme, jusqu'au brûleur mis à la terre. On le mesure en microampères, en courant continu, en série avec la sonde. Chaque contrôle a son minimum, souvent de l'ordre d'un microampère.
Mise à la terre
Le courant de flamme revient par la masse du brûleur. Une masse lâche ou corrodée donne une belle flamme que le contrôle ne voit pas.
Pressostat
On mesure la dépression réelle au manomètre, en pouces de colonne d'eau, et on la compare au point de consigne estampé sur le pressostat.

Le symptôme typique de la détection : l'appareil allume, on voit la flamme, elle meurt après quelques secondes, puis il recommence.

La sonde se nettoie avec de la laine d'acier fine, jamais avec du papier sablé, qui laisse un dépôt sur la tige. Sur la plupart des modèles, elle est fixée au support des brûleurs, près de l'allumeur; une sonde tordue hors de la flamme donne le même symptôme qu'une sonde sale.

Photo à venir
Sonde de flamme encrassée à côté d'une propre
À gauche, une sonde couverte de dépôts. À droite, la même après nettoyage.
Ce qu'on ne fait jamais avec un pressostat ou une sondeNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Cause trouvée dans l'évacuation ou l'inducteurPressostat remplacé, puis remplacé encore
Pressostat de remplacement au même point de consigne que l'originalPressostat « plus sensible » pour que ça parte
Pressostat jamais laissé pontéPressostat ponté pour finir la journée
Tube de détection intact, orienté pour que l'eau s'égoutteTube fendu, ou en boucle qui retient l'eau de condensation
Sonde nettoyée, placée dans la flamme, masse vérifiéeSonde sablée au papier et tordue au hasard
Symptôme

Il se met en verrouillage, code d'erreur affiché

Dans la séquenceLe code dit à quelle étape le contrôle a abandonné

À faire maintenant
  1. Le code, s'il est visible sans rien ouvrir. Par le hublot du panneau, sur un afficheur ou au thermostat : notez le nombre de clignotements, ou filmez-le. Si le voyant est derrière le panneau, on n'ouvre pas pour le lire.
  2. Réarmez. Thermostat à OFF, ou sectionneur à OFF, une trentaine de secondes, puis on remet.
  3. Deux ou trois tentatives, pas plus.
Réarmer ne casse rien

Sur un aérotherme à tirage mécanique, réarmer ne casse rien. Mais un appareil qui se remet en verrouillage à répétition vous dit quelque chose, et chaque réarmement vous coûte du temps sans rien régler. Après deux ou trois tentatives, notez le code d'erreur et passez à la suite.

Une exception : une sécurité à réarmement manuel, derrière le panneau, comme le détecteur de débordement de flamme. Si l'appareil ne repart même pas après une coupure d'alimentation, c'est peut-être elle. Celle-là ne se réarme pas à l'aveugle.

Pas de réarmement non plus s'il y a une odeur de gaz, un « boum » à l'allumage, de la suie ou des gens incommodés : ces fiches-là passent avant.

Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Il repart après un réarmement et tient la journée. Notez la date et le code : s'il revient, c'est B.

  • B · Ça prend un technicien

    Il revient en verrouillage après deux ou trois tentatives.

  • B · Ça prend un technicien

    Il ne repart même pas après une coupure d'alimentation : une sécurité à réarmement manuel a peut-être déclenché.

B · Ça prend un technicien

Envoyez le code avec la photo de la plaque signalétique. Le modèle et le code, ensemble, disent souvent où chercher avant même d'arriver.

418 587-7272Texter la plaque et le code

Contre quoi le verrouillage protège, et pourquoi réarmer ne casse rienPourquoi

Le verrouillage est une décision du contrôle d'allumage. Après un certain nombre d'essais sans flamme prouvée, il ferme la valve et attend. Il protège contre une seule chose : ouvrir le gaz sans flamme, encore et encore.

Sur un aérotherme à tirage mécanique, l'inducteur purge la chambre de combustion avant chaque essai : le gaz d'une tentative ratée est évacué avant la suivante. C'est pour ça qu'un réarmement ne crée pas de danger. Sur un brûleur au mazout, c'est une autre histoire : chaque tentative laisse du mazout dans la chambre.

Sur un appareil à veilleuse permanente et à tirage naturel, il n'y a ni inducteur ni purge. Une veilleuse qui s'éteint a une cause (thermocouple, tirage, courant d'air), et son rallumage, derrière le panneau, suit la plaque d'instructions et le délai d'attente du fabricant : c'est B.

Lire un code : clignotements, verrouillage temporaire, verrouillage permanentTechnique

Chaque contrôle a sa légende. Honeywell, Fenwal et les autres n'utilisent pas les mêmes codes, et un même fabricant d'aérotherme change de contrôle d'une génération à l'autre. La légende est collée à l'intérieur du panneau d'accès ou dans le manuel. On ne devine pas un code : on le lit.

Voyant fixe ou clignotement lent
En général, fonctionnement normal ou attente d'une demande.
Essais d'allumage
Souvent trois, séparés par une purge.
Verrouillage temporaire
Plusieurs contrôles réessaient d'eux-mêmes après un délai, souvent une heure.
Verrouillage permanent
Demande une coupure de l'alimentation ou de la demande de chaleur.

Le code ne désigne pas une pièce : il désigne une étape. « Pressostat » veut dire que la preuve de tirage n'a pas été faite, pas que le pressostat est brisé. « Flamme » veut dire que la flamme n'a pas été prouvée, ce qui peut venir du gaz, de l'allumeur, de la sonde ou de la masse.

Réarmement manuel : ce qui ne se réarme pas à l'aveugleNorme et pratique

Le détecteur de débordement de flamme coupe quand des flammes sortent de la zone des brûleurs. Ça arrive quand les produits de combustion ne peuvent plus monter : évacuation bloquée, échangeur obstrué ou percé. Sur plusieurs modèles, la limite haute est aussi à réarmement manuel.

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Cause trouvée avant de réarmer : évacuation, échangeur, pression au manifoldBouton réarmé chaque fois que l'appareil s'arrête
Sécurité remplacée par le même modèle, au même point de coupureSécurité pontée, ou remplacée par un modèle à réarmement automatique
Déclenchement consigné au registre de l'appareilPersonne ne sait combien de fois elle a sauté
À faire maintenant
  1. Les déflecteurs. Orientés vers le bas, vers la zone occupée? Un aérotherme au plafond qui souffle à l'horizontale chauffe le plafond.
  2. Le thermostat. Où est-il? Dans le jet d'air chaud, il se satisfait avant le local. Près d'une porte de garage, il demande sans arrêt.
  3. Quand ça arrive. Seulement par grand froid? Quand la porte de garage reste ouverte? Au propane, avec d'autres appareils au propane qui faiblissent en même temps?
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Les déflecteurs soufflaient à l'horizontale. Une fois réorientés vers la zone de travail (appareil arrêté, accès sécuritaire), le local se réchauffe.

  • A · Vérifiable par vous

    Ça ne manque que pendant les ouvertures de porte, et l'appareil récupère ensuite. Ce n'est pas une panne : c'est une question de capacité.

  • B · Ça prend un technicien

    Au propane, par grand froid, plusieurs appareils faiblissent ensemble : le réservoir ne vaporise peut-être plus assez. Votre fournisseur de propane est le premier appel, puis la tuyauterie se vérifie.

  • B · Ça prend un technicien

    Le local ne monte plus comme avant, sans changement d'usage : pression de gaz, brûleurs ou débit d'air.

  • B · Ça prend un technicien

    Le thermostat est mal placé : il faut le déplacer.

B · Ça prend un technicien

Pression au manifold, état des brûleurs, ampérage du moteur : ça se mesure. Un appareil qui chauffe moins qu'avant a presque toujours perdu du gaz ou de l'air.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Trois façons de manquer de chaleur : le gaz, l'air, la distributionPourquoi

Le gaz. Si la pression au manifold baisse, l'appareil brûle moins et chauffe moins, tout en ayant l'air de fonctionner normalement. Des brûleurs encrassés ou des orifices à moitié bouchés donnent le même résultat.

L'air. L'échangeur donne sa chaleur à l'air qui le traverse. Moins d'air (pales poussiéreuses, moteur qui ralentit), c'est moins de chaleur livrée, et un échangeur qui surchauffe.

La distribution. L'air chaud monte. Un appareil haut perché, des déflecteurs mal orientés ou un jet trop faible pour atteindre le plancher laissent la chaleur sous le toit. L'écart entre le plafond et le poste de travail peut dépasser dix degrés.

Pression au manifold : valeurs et méthode de mesureTechnique

Deux mesures différentes, deux problèmes différents : la pression d'alimentation, à l'entrée de la valve, et la pression au manifold, à sa sortie.

CombustibleAlimentationManifold
Gaz naturel5 à 14 po c.e. · 1,2 à 3,5 kPa≈ 3,5 po c.e. · 0,87 kPa
Propane11 à 14 po c.e. · 2,7 à 3,5 kPa≈ 10 po c.e. · 2,5 kPa
Ordres de grandeur pour un aérotherme courant. Les valeurs de votre appareil sont sur sa plaque signalétique; ce sont elles qui comptent.
Méthode
Manomètre sur la prise d'entrée et sur la prise du manifold de la valve. Lecture à l'arrêt, puis en marche, et si possible avec les autres appareils du bâtiment en marche.
Correcte à l'arrêt, s'effondre en marche
Alimentation sous-dimensionnée ou régulateur fatigué. Pas la valve.
Manifold bas, alimentation correcte
Réglage de la valve, ou valve en fin de vie.
Débit réel
Au gaz naturel, il se vérifie aussi au compteur, en chronométrant le cadran d'essai, les autres appareils arrêtés.

Le propane et le gaz naturel ne travaillent pas aux mêmes pressions. Un appareil converti sans que la conversion soit complète est une source de problèmes durables : flamme trop forte ou trop faible, suie, échangeur qui surchauffe.

Au propane, par grand froid, le réservoir vaporise moins de gaz. La pression peut tenir quand un seul appareil fonctionne, et s'effondrer quand tous partent en même temps.

Ce qu'une conversion complète comprendNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Orifices du bon combustible, au diamètre prévu pour la puissance de la plaqueOrifices d'origine gardés, pression « ajustée » pour compenser
Ressort du régulateur de la valve changé avec la trousse du fabricantRessort oublié : la valve régule pour le mauvais combustible
Pressions mesurées et réglées après la conversionAucune mesure : « ça allume »
Étiquette de conversion posée sur l'appareilRien sur l'appareil n'indique qu'il a été converti
Analyse de combustion après la conversionFlamme jugée à l'œil
Symptôme

Odeur de gaz

Une odeur de gaz qui persiste, c'est une urgence. Les trois gestes

L'odeur ajoutée au gaz est faite pour être reconnue : œuf pourri, chou. Elle ne se confond pas avec l'odeur de poussière brûlée d'un premier départ de saison, qui disparaît en quelques heures (voir « Odeur de brûlé, suie, fumée »).

À faire maintenant
  1. On sort, on appelle de dehors : le 911. Au gaz naturel, Énergir au 1 800 361-8003 si le 911 n'est pas disponible. Au propane, le 911, puis votre fournisseur.
  2. On ne cherche pas la fuite. Pas de flamme, pas de réarmement « pour voir si ça part », aucun interrupteur.
  3. Après le feu vert, l'appareil ne se remet pas en marche avant d'avoir été vérifié.
Où ça mène
  • B · Ça prend un technicien

    Toute odeur de gaz qui persiste, près de l'appareil ou de la tuyauterie.

  • B · Ça prend un technicien

    Une bouffée brève au démarrage, qui revient à chaque allumage : un allumage retardé ou un raccord qui suinte. Ça se vérifie, ça ne s'ignore pas.

B · Ça prend un technicien

Après l'intervention des services d'urgence, la tuyauterie et l'appareil se vérifient avant la remise en service : raccords, régulateur, valve, essai d'étanchéité.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Pourquoi on ne cherche pas la fuite soi-mêmePourquoi

Le gaz s'enflamme dans une plage de concentration précise, et une étincelle d'interrupteur, de relais ou de téléphone suffit. Le seul geste sûr, c'est de sortir.

Le gaz naturel est plus léger que l'air : il monte et s'accumule sous le toit, là où se trouve justement l'aérotherme. Le propane est plus lourd : il descend et remplit les fosses, les puisards, les sous-sols.

On s'habitue à l'odeur. Celui qui est dans le local depuis une heure la sent moins que celui qui arrive.

Comment un technicien localise et confirme une fuiteTechnique
Détecteur électronique
Pour localiser, le long de la tuyauterie, des raccords et de la valve.
Solution moussante
Pour confirmer, joint par joint. Des bulles : le raccord fuit.
Essai d'étanchéité
La section est isolée et mise sous pression, puis on surveille la pression sur une durée donnée. Elle ne doit pas baisser.
Évent du régulateur
Un régulateur qui laisse échapper du gaz par son évent a une membrane percée. Il se remplace.

Une fuite trouvée se répare, puis on refait l'essai. On ne remet pas le gaz dans une section qui n'a pas passé l'essai.

Ce que la norme demande de la tuyauterie de gaz d'un aérothermeNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Robinet d'arrêt manuel accessible, près de l'appareilRobinet caché au-dessus d'une étagère, ou absent
Collecteur de sédiments avant la valveTuyau qui arrive directement sur la valve : les débris vont dans la valve
Raccord union pour démonter la valve sans défaire la tuyauterieTuyauterie qu'il faut couper pour sortir la valve
Tuyauterie supportée indépendamment de l'appareilTuyauterie qui porte une partie du poids de l'appareil
Évent du régulateur dirigé dehors quand l'installation l'exigeÉvent qui débouche dans le local
Essai d'étanchéité après chaque intervention« Ça ne sent rien » comme vérification
Symptôme

Odeur de brûlé, suie, fumée

Dans la séquenceÉtape 6 et suivantes : la qualité de la combustion

À faire maintenant
  1. Premier départ de la saison? Une odeur de poussière qui brûle, pendant quelques heures, est normale : la poussière accumulée sur l'échangeur cuit.
  2. Cherchez la suie autour du caisson, à la sortie d'air, aux joints de l'évacuation. Un noircissement qui n'était pas là.
  3. Odeur de plastique chaud ou d'électrique? Coupez au sectionneur.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Premier départ, odeur de poussière qui disparaît en quelques heures.

  • B · Ça prend un technicien

    Odeur électrique ou de plastique chaud : moteur, filage ou contrôle. Laissez coupé.

  • B · Ça prend un technicien

    Suie aux joints de l'évacuation : l'évent laisse passer des produits de combustion. Arrêtez l'appareil au thermostat.

  • C · Si l'échangeur est en cause

    Suie ou noircissement à la sortie d'air soufflé : la combustion passe là où elle ne devrait pas. Arrêtez l'appareil. L'échangeur est la première chose qu'on inspecte.

B · Ça prend un technicien

La suie vient d'une combustion incomplète, donc du monoxyde. L'appareil reste arrêté jusqu'à la vérification.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

C · L'échangeur est fissuré

Si l'inspection confirme une fissure, ce n'est pas une panne : c'est une condamnation. L'appareil reste arrêté, et il ne redémarre pas tant que ce n'est pas réglé.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil est mis hors service, identifié comme tel, et vous en êtes avisé.
  2. Deux options sont chiffrées : remplacer l'échangeur, quand le fabricant le fournit encore et que le reste de l'appareil le justifie, ou remplacer l'appareil au complet. Sur un aérotherme, le prix de l'échangeur rapproche souvent les deux.
  3. La photo de la plaque signalétique suffit pour établir les deux prix.

Demander une soumission par texto418 587-7272

Ce que la suie racontePourquoi

Une flamme de gaz bien réglée ne fait pas de suie. La suie apparaît quand la combustion manque d'air, ou quand la flamme touche une surface froide. Là où il y a de la suie, il y a eu du monoxyde.

L'endroit où on la trouve dit d'où elle vient. À l'avant des brûleurs : la flamme déborde ou manque d'air. Aux joints de l'évent : l'évacuation fuit ou refoule. À la sortie d'air soufflé : la combustion passe à travers l'échangeur.

Analyse de combustion : ce que les chiffres disentTechnique
O₂ et CO₂
La proportion d'air par rapport au gaz. Trop peu d'air : suie et monoxyde. Beaucoup trop : rendement perdu.
CO sans air
Le monoxyde dans les fumées, ramené à une valeur sans dilution : c'est la seule façon de comparer deux lectures. En service, on vise bien en dessous des limites des normes de fabrication, et une lecture qui monte d'une année à l'autre se cherche.
Température des fumées
Trop haute : l'échangeur est encrassé ou l'appareil surchauffe. Trop basse, sur un appareil qui n'est pas à condensation : l'évent condense.
Tirage
La dépression dans l'évent, qui dit si les produits de combustion sortent vraiment.

Les brûleurs se nettoient. Les venturis et les orifices prennent la poussière, les toiles d'araignée et la rouille qui tombe de l'échangeur. Un brûleur à moitié bouché donne une flamme jaune, paresseuse, qui fait de la suie.

Photo à venir
Rampe de brûleurs encrassée
Des brûleurs après quelques saisons sans entretien : les venturis prennent la poussière et la rouille.
Pourquoi les relevés se remettent au clientNorme et pratique

Une analyse de combustion est une photographie de l'appareil à une date. Comparée à celle de l'année précédente, elle montre ce qui change avant que ça devienne visible.

Entretien réel · visite rapide

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Analyse de combustion à chaque entretien, relevés remisFlamme jugée « belle » à l'œil
Brûleurs sortis et nettoyés, venturis et orifices dégagésBrûleurs soufflés à l'air, en place
Évacuation inspectée sur toute sa longueurÉvent regardé du sol
Échangeur inspecté, démonté au besoinÉchangeur jamais vu
Symptôme

Un bruit nouveau

Dans la séquenceLe moment du bruit situe l'étape

À faire maintenant · écoutez quand le bruit arrive
  • Au démarrage, avant l'allumage : c'est l'inducteur.
  • À l'allumage, un « boum » ou un souffle brusque : c'est la combustion.
  • Quand le ventilateur part, et tant qu'il tourne : c'est le soufflage.
  • Des tic-tac au début et à la fin : le métal qui se dilate.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Tic-tac au chauffage et au refroidissement : dilatation normale.

  • B · Ça prend un technicien

    Couinement, grincement ou grondement du ventilateur de soufflage : les roulements.

  • B · Ça prend un technicien

    Sifflement aigu ou grondement au démarrage : l'inducteur.

  • B · Ça prend un technicien

    Un « boum » à l'allumage : allumage retardé. Le gaz s'accumule une fraction de seconde de trop avant de s'enflammer. Arrêtez l'appareil au thermostat jusqu'à la vérification.

  • B · Ça prend un technicien

    L'appareil vibre ou se balance sur ses tiges : pale déséquilibrée, ou suspension à reprendre.

B · Ça prend un technicien

Un moteur se mesure avant de lâcher. Un allumage retardé se corrige avant qu'il abîme l'échangeur.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Situer le bruit dans la séquencePourquoi

Chaque organe tourne à son moment. L'inducteur part en premier, seul. L'allumage suit, avec son clic et son souffle. Le ventilateur de soufflage part en dernier, après le délai. Un bruit qui commence avec l'un d'eux, c'est lui.

L'allumage retardé est le bruit à ne jamais laisser traîner. Chaque « boum » est une petite déflagration dans la chambre de combustion : elle secoue l'échangeur, les brûleurs et les joints de l'évacuation.

Moteurs : ampérage, roulements, équilibreTechnique
Ampérage
Mesuré et comparé à la plaque du moteur. Au-dessus de sa valeur nominale, le moteur annonce sa fin, ou quelque chose le freine.
Roulements
Secs ou usés : grincement, grondement, chaleur. Un moteur dont l'arbre a du jeu se remplace.
Pales
La poussière qui s'accumule sur les pales les déséquilibre et réduit le débit d'air. Une pale tordue fait vibrer tout l'appareil.
Protection thermique
Un moteur qui coupe sur sa protection et repart quelques minutes plus tard donne exactement le profil d'un appareil « qui fonctionne par bouts ».

L'allumage retardé a ses causes connues : brûleurs ou passage de flamme encrassés, pression de gaz basse, allumeur mal placé ou faible. Le passage de flamme doit porter l'allumage d'un brûleur à l'autre, sans délai.

Suspension et fixations : ce qu'on vérifieNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Tiges filetées et quincaillerie prévues par le fabricant, écrous bloquésChaîne, broche, ou tige à moitié vissée
Appareil de niveau, qui ne transmet pas ses vibrations à la structureAppareil penché, qui résonne dans la toiture
Tuyauterie de gaz et évacuation supportées indépendammentL'évent ou le gaz qui retiennent l'appareil
Grille du ventilateur en placeGrille retirée « pour le débit »
Symptôme

Le ventilateur tourne sans arrêt

Dans la séquenceÉtape 9, ou une limite qui protège l'échangeur

À faire maintenant
  1. Le sélecteur de ventilateur du thermostat : sur AUTO.
  2. L'air soufflé est-il chaud, ou à la température du local?
  3. Mettez le thermostat à OFF. Le ventilateur doit s'arrêter après quelques minutes, le temps de refroidir l'échangeur.
Où ça mène
  • A · Vérifiable par vous

    Le sélecteur était à ON : remis à AUTO, le ventilateur suit la demande.

  • A · Vérifiable par vous

    Il s'arrête quelques minutes après la fin de la demande : c'est normal, c'est la récupération de chaleur.

  • B · Ça prend un technicien

    Le brûleur s'éteint alors que le thermostat demande encore, et le ventilateur continue : une limite a coupé pour une surchauffe, et le contrôle refroidit l'échangeur. S'il tourne encore longtemps après, l'air revenu à la température du local, la limite est restée ouverte : réarmement manuel déclenché, ou limite défectueuse.

  • B · Ça prend un technicien

    Il tourne encore plus de dix minutes après que le thermostat est à OFF, sans aucune chaleur : contrôle de ventilateur ou relais collé.

B · Ça prend un technicien

Une limite qui coupe dit qu'il manque d'air ou qu'il y a trop de gaz. En attendant, laissez le thermostat à OFF : le ventilateur finit de refroidir l'échangeur, et l'appareil ne recommence pas un cycle de surchauffe.

418 587-7272Texter la plaque signalétique

Pourquoi l'appareil fait tourner son ventilateur quand il a trop chaudPourquoi

La limite haute surveille la température de l'échangeur ou de l'air. Quand elle coupe, le contrôle ferme le gaz, et sur la plupart des appareils il fait tourner le ventilateur de soufflage pour évacuer la chaleur. Un ventilateur qui tourne sans arrêt, c'est parfois un appareil qui se protège.

Une surchauffe répétée n'est pas anodine : chaque cycle chauffe l'échangeur plus qu'il n'a été conçu pour l'être. C'est une des causes de fissure. La règle de cette fiche.

Limite, contrôle de ventilateur et relais : comment on les départageTechnique
Limite ouverte
Continuité mesurée à froid et à chaud. Ouverte avec un échangeur tiède : la limite est usée. Ouverte avec un échangeur très chaud : elle fait sa job, la cause est ailleurs.
Contrôle de ventilateur
Sur les modèles à contrôle thermique, un contact soudé garde le ventilateur en marche.
Relais de la carte
Sur les modèles temporisés, un relais collé fait tourner le ventilateur sans demande.
Causes de surchauffe
Débit d'air : pales encrassées, moteur lent, déflecteurs fermés, entreposage contre l'appareil. Débit de gaz : pression au manifold trop haute, orifices trop gros après une conversion.
Ce qui fait surchauffer un échangeur, et ce qui l'éviteNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Pression au manifold réglée à la valeur de la plaquePression montée « pour chauffer plus »
Pales et grille nettoyées à chaque entretienPales couvertes de poussière collante
Entrée et sortie d'air dégagéesRayonnage monté contre l'arrière de l'appareil
Moteur de remplacement de même vitesse et de même débitMoteur « qui fait la job », plus lent
Symptôme · en priorité

Des gens se sentent mal dans le local

Sortez tout le monde à l'air frais. Maintenant.

À faire maintenant, dans cet ordre
  1. Tout le monde dehors, à l'air frais. Une fois dehors : 911. Des symptômes chez plusieurs personnes, c'est une intoxication possible : les secours évaluent les gens, et les pompiers mesurent le monoxyde.
  2. Arrêtez l'appareil au thermostat ou au sectionneur en sortant, seulement si ça ne vous retarde pas. S'il y a aussi une odeur de gaz, on ne touche à rien : les trois gestes.
  3. Laissez les portes ouvertes derrière vous si elles sont sur votre chemin.
  4. Personne ne retourne travailler dans le local, et l'appareil ne redémarre pas avant la vérification.

Pensez aussi aux autres sources : un véhicule ou un chariot élévateur au propane qui tourne à l'intérieur, un chauffage d'appoint, une génératrice, une scie à béton. En atelier, le monoxyde ne vient pas toujours de l'aérotherme. Il faut trouver d'où il vient.

Où ça mène
  • B · Ça prend un technicien, sans attendre

    Appareil arrêté, local aéré : on cherche la source avant de redémarrer quoi que ce soit. Échangeur, évacuation, qualité de la combustion, pression du bâtiment.

  • B · Ça prend un technicien

    Un moteur ou un appareil d'appoint tournait dans le local : c'est une source probable, mais l'aérotherme se vérifie quand même avant de conclure.

  • C · L'échangeur est fissuré

    L'inspection trouve une fissure dans l'échangeur.

B · Ça prend un technicien, sans attendre

Appelez-nous une fois le 911 fait, et dites-le d'entrée de jeu : ce n'est pas un appel comme les autres. L'appareil ne se remet en marche que lorsque la source est trouvée et réglée.

418 587-7272

C · L'échangeur est fissuré

Si l'inspection confirme une fissure, ce n'est pas une panne : c'est une condamnation. L'appareil reste arrêté, et il ne redémarre pas tant que ce n'est pas réglé.

Ce qui se passe ensuite

  1. L'appareil est mis hors service, identifié comme tel, et vous en êtes avisé.
  2. Deux options sont chiffrées : remplacer l'échangeur, quand le fabricant le fournit encore et que le reste de l'appareil le justifie, ou remplacer l'appareil au complet. Sur un aérotherme, le prix de l'échangeur rapproche souvent les deux.
  3. La photo de la plaque signalétique suffit pour établir les deux prix.

Demander une soumission par texto418 587-7272

D'où vient le monoxyde dans un atelierPourquoi

Le monoxyde vient d'une combustion incomplète, ou d'une combustion normale dont les produits ne sortent pas. Dans un atelier, les causes se regroupent en quatre familles.

L'échangeur
Percé : la combustion passe dans l'air soufflé, ou la flamme est dérangée par le soufflage.
L'évacuation
Bloquée, percée, déboîtée, ou qui refoule parce que le bâtiment est en dépression.
La combustion
Brûleurs encrassés, pression de gaz hors plage, manque d'air de combustion.
Les autres sources
Moteurs, chariots au propane, appareils d'appoint, procédés.

Le refoulement mérite une mention à part. Un extracteur de fumées de soudage, une cabine de peinture ou un dépoussiéreur qui aspire l'air du bâtiment le met en dépression. L'air doit rentrer par quelque part, et un évent de tirage naturel est un bon candidat : les produits de combustion redescendent dans le local.

Comment on trouve la source : les mesuresTechnique
CO ambiant
Mesuré à plusieurs endroits, à hauteur de respiration, appareils arrêtés puis en marche.
Air soufflé
Monoxyde mesuré à la sortie d'air, avant et après le départ du ventilateur. Une hausse au départ du ventilateur pointe l'échangeur.
Dépression du bâtiment
Manomètre entre l'intérieur et l'extérieur, portes fermées, extracteurs en marche.
Tirage
Vérifié à l'évent, dans les conditions les plus défavorables.
Combustion
Analyse complète des fumées.
Échangeur
Inspection visuelle, caméra, démontage au besoin.
Détecteurs de monoxyde : où et commentNorme et pratique

Installation utile · installation symbolique

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Détecteur installé selon les instructions de son fabricant, près des zones occupéesDétecteur au plafond, dans le jet d'air de l'aérotherme
Testé régulièrement, remplacé à sa date de fin de vieDétecteur de dix ans qui clignote depuis des mois
Alarme qu'on entend partout dans le localDétecteur dans un bureau fermé, qu'on n'entend pas de l'atelier
Un détecteur dans chaque local chauffé par un appareil à combustionUn seul détecteur pour tout le bâtiment
La séquence de fonctionnement

Chaque étape doit prouver son état avant que la suivante s'exécute

C'est la clé de tout le diagnostic. Un appareil qui s'arrête s'arrête toujours à une étape précise : trouvez laquelle, et vous savez où chercher. Un appareil qui souffle de l'air froid n'est pas au même endroit dans la séquence qu'un appareil qui ne démarre pas.

  1. Demande de chaleur

    Le thermostat ferme son contact.

    Si ça décroche iciRien ne part. L'appareil ne part pas du tout

  2. Vérification et purge

    Le contrôle vérifie que le pressostat est ouvert, puis démarre l'inducteur, qui purge la chambre de combustion.

    Si ça décroche iciRien ne part, ou le contrôle affiche un code sans que l'inducteur démarre.

  3. Preuve de tirage

    Le pressostat se ferme : il vient de prouver que l'inducteur tire vraiment.

    Si ça décroche iciL'inducteur tourne, rien ne s'allume, l'appareil s'arrête ou se verrouille. Il part et s'arrête tout de suite

  4. Allumage

    L'allumeur s'active : étincelle, ou allumeur à surface chaude qui rougit quelques secondes.

    Si ça décroche iciL'inducteur tourne, ni étincelle ni lueur, puis verrouillage.

  5. Ouverture du gaz

    La valve à gaz s'ouvre.

    Si ça décroche iciL'allumeur fonctionne, mais aucune flamme ne s'établit.

  6. Preuve de flamme

    La flamme s'établit, et la sonde la détecte dans les quelques secondes allouées.

    Si ça décroche iciLa flamme s'allume, meurt après quelques secondes, et l'appareil recommence. Presque toujours la détection.

  7. Chauffe

    L'échangeur monte en température.

    Si ça décroche iciLa flamme tient, puis une limite coupe après quelques minutes.

  8. Soufflage

    Le ventilateur de soufflage démarre, après un délai. C'est pour ça qu'il y a un moment entre l'allumage et l'air chaud.

    Si ça décroche iciLa flamme tient, mais l'air ne sort pas, ou sort froid. Il souffle de l'air froid

  9. Fin de la demande

    La valve ferme, l'inducteur fait une post-purge, et le ventilateur continue de tourner pour récupérer la chaleur résiduelle.

    Si ça décroche iciLe ventilateur ne s'arrête plus. Le ventilateur tourne sans arrêt

Les variantes : veilleuse permanente, tirage naturel, condensationPourquoi

La séquence ci-dessus est celle de l'aérotherme le plus courant : tirage mécanique, allumage électronique. Trois variantes changent le portrait.

Veilleuse permanente
La veilleuse brûle en tout temps, et un thermocouple prouve qu'elle est allumée. À la demande, le thermostat ouvre simplement le gaz aux brûleurs. Pas d'allumage électronique, pas d'essais, pas de verrouillage : si la veilleuse s'éteint, elle a une cause, et son rallumage suit la plaque d'instructions et le délai d'attente du fabricant.
Veilleuse intermittente
Une étape de plus : la veilleuse s'allume d'abord, la sonde la prouve, puis la valve principale s'ouvre.
Tirage naturel
Ni inducteur ni pressostat : les produits de combustion montent seuls, par un coupe-tirage. Les étapes 2 et 3 n'existent pas, et l'évacuation dépend entièrement de la cheminée et de la pression du bâtiment.
Condensation
Ces appareils tirent assez de chaleur des fumées pour les condenser. Leur évent est en plastique ou en acier inoxydable, selon ce que prescrit le fabricant, et ils ont un drain de condensat avec un siphon. Le point faible n'est plus la cheminée rouillée : c'est le condensat. Un siphon bouché ou gelé retient l'eau, et le pressostat refuse de se fermer.
Temporisations typiques, et ce que le contrôle surveille en marcheTechnique
ÉtapeOrdre de grandeur
Prépurge par l'inducteur15 à 30 s
Réchauffage d'un allumeur à surface chaude15 à 45 s
Essai d'allumage, preuve de flamme4 à 10 s
Délai du ventilateur au départ30 à 90 s
Délai du ventilateur à l'arrêt1 à 3 min
Essais avant verrouillagesouvent 3
Chaque contrôle a ses propres délais, inscrits dans sa documentation. Ce tableau sert à reconnaître un délai anormal, pas à régler un appareil.

La surveillance ne s'arrête pas une fois la flamme établie. Si le pressostat s'ouvre ou si la flamme disparaît en cours de cycle, le contrôle ferme la valve immédiatement, puis reprend la séquence du début.

Ce que la séquence exige du câblageNorme et pratique

Montage conforme · montage improvisé

Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
Polarité respectée à l'alimentationPhase et neutre inversés : plusieurs contrôles ne voient plus la flamme
Masse continue du brûleur jusqu'au contrôleFil de masse lâche : la flamme est là, le contrôle ne la voit pas
Fils d'allumage et de sonde séparés, sans épissureFils attachés ensemble, gaine brûlée
Sécurités raccordées en série, comme à l'origineUne sécurité contournée « temporairement »
Il fonctionne

Votre aérotherme fonctionne. Regardez quand même ces six choses.

Le moment de regarder, c'est quand tout va bien : les réponses sont faciles, et personne n'attend après la chaleur. Chaque point se vérifie depuis le sol, sans outil et sans rien ouvrir.

  1. La date du dernier entretien

    Sur l'étiquette de service collée sur l'appareil, dans le registre d'entretien, ou dans les factures. La plupart des bâtiments ne le savent plus. Les fabricants demandent une inspection chaque année, avant la saison de chauffe. Au-delà de deux ans, l'appareil roule sur du temps emprunté.

    • A · Moins d'un an

      Rien à signaler.

    • B · Un à deux ans

      À planifier avant les grands froids.

    • B · Plus de deux ans, ou personne ne sait

      C'est le point le plus urgent de cette liste.

    Pourquoi une fois par annéePourquoi

    Un aérotherme travaille par cycles : chaque départ chauffe l'échangeur, chaque arrêt le refroidit. La poussière s'accumule sur les pales et dans les brûleurs, l'évent vieillit par l'intérieur, les pressions dérivent. Rien de ça ne se voit du sol, et tout se voit à l'entretien.

    L'entretien d'automne a un autre avantage : une pièce qui manque se commande pendant qu'il fait encore doux. En janvier, les délais des fournisseurs ne sont plus les mêmes.

    Ce qu'un technicien vérifie à un entretien, point par pointTechnique
    1. Pression d'alimentation et pression au manifold, à l'arrêt et en marche
    2. État et réglage du régulateur
    3. Ampérage du moteur de soufflage, comparé à la plaque
    4. Fonctionnement de l'inducteur et état de sa roue
    5. Pressostat et son tube de détection
    6. Allumeur et sonde de flamme : état, position, nettoyage, courant de flamme
    7. Rampe de brûleurs : nettoyage, aspect de la flamme
    8. Échangeur : inspection visuelle, démontage si nécessaire
    9. Évacuation sur toute sa longueur, jusqu'au terminal
    10. Contrôles de sécurité : limite haute, débordement de flamme, contrôle de ventilateur
    11. Serrage des raccordements électriques
    12. Analyse de combustion, avec relevés remis au client
    13. Nettoyage complet

    On repart avec des relevés, pas avec une impression.

    Photo à venir
    Relevés de combustion, analyseur en main
    L'analyseur dans l'évent : O₂, CO et température des fumées, consignés et remis.
    Ce qui distingue un entretien d'une visiteNorme et pratique

    Entretien réel · visite rapide

    Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
    Échangeur inspecté, démonté quand il le fautÉchangeur regardé par la porte du panneau
    Pressions mesurées au manomètre« Ça allume, c'est correct »
    Relevés de combustion remis, comparés à l'an dernierAucun chiffre, aucune trace
    Étiquette de service datée sur l'appareilPersonne ne sait quand l'appareil a été vu
  2. L'évacuation, vue du sol

    Suivez l'évent de l'appareil jusqu'au toit ou au mur. De la rouille, des joints ouverts, une section qui pend, des traces d'eau ou des coulisses sous un raccord. Une cheminée pourrie est une des choses qu'on voit le plus souvent, et c'est une voie directe vers le monoxyde.

    • A · Joints fermés, supports en place, rien qui coule

      Rien à signaler.

    • B · Rouille, coulisses, section qui pend

      À faire vérifier.

    • B · Joint ouvert ou section percée

      Appareil arrêté au thermostat en attendant.

    Ce que la norme demande de l'évacuationPourquoi

    Un évent est un système, pas un tuyau. Diamètre, longueur, nombre de coudes, pente, joints, supports, terminal et dégagements sont définis ensemble par le fabricant de l'appareil. Changer un seul de ces éléments change le tirage.

    La corrosion se produit par l'intérieur. Dans un évent trop long ou trop froid, les fumées condensent et l'eau acide ronge le métal. Ce qui paraît correct du sol peut être percé.

    Des traces d'eau ou de rouille à un joint : les produits de combustion condensent quelque part où ils ne devraient pas.

    Ce qu'on inspecte sur un éventTechnique
    Type d'évent
    Celui que prévoit le fabricant pour la catégorie de l'appareil. Un évent qui travaille sous pression doit être étanche; un conduit ordinaire n'y a pas sa place.
    Joints
    Fixés et, lorsque requis, scellés. Une section déboîtée laisse sortir les fumées dans le local.
    Pente et supports
    Chaque section supportée, sans que l'évent s'appuie sur l'appareil; les sections horizontales avec la pente prévue.
    Terminal
    Dégagé, avec son chapeau, aux distances prévues des prises d'air, des fenêtres et de la toiture. Neige, glace, nid : un terminal obstrué arrête l'appareil au mieux, et le fait refouler au pire.
    Dégagements
    Distance aux matériaux combustibles, à la traversée du toit ou du mur.
    Évacuation conforme ou évacuation improviséeNorme et pratique

    Montage conforme · montage improvisé

    Ce qui est faitCe qu'on trouve souvent
    Évent du type et du diamètre prescrits par le fabricantÉvent récupéré, réduit, ou d'un autre type
    Longueur et nombre de coudes dans les limites du manuelRallonges et coudes ajoutés au fil des rénovations
    Chaque section fixée et supportéeSections qui tiennent par emboîtement, section qui pend
    Terminal adapté, dégagé de la neigeTuyau coupé au ras du toit, sans chapeau
    Évent inspecté sur toute sa longueur à chaque entretienÉvent jamais regardé plus haut que l'appareil
    Photo à venir
    Cheminée corrodée, joint ouvert
    Des coulisses de rouille sous un joint ouvert : les fumées condensent et sortent là.
  3. Des traces de suie ou de noircissement

    Autour du caisson, à la sortie d'air, aux joints de l'évent. Un noircissement qui n'était pas là l'an dernier.

  4. Le bruit

    Un ventilateur qui a changé de son, un sifflement nouveau, un cognement au démarrage. On s'habitue au bruit d'un appareil; on remarque celui qui change.

  5. Le détecteur de monoxyde

    Présent? Fonctionnel? Testé quand? La date de fin de vie est imprimée sur le boîtier.

    • A · Présent, testé, dans sa durée de vie

      Rien à signaler.

    • B · Absent, jamais testé, ou périmé

      À régler avant la saison.

    Où le placer, et comment l'entendrePourquoi

    Selon les instructions de son fabricant, près des zones où les gens travaillent, et pas dans le jet d'air de l'aérotherme, qui fausserait sa lecture. Son alarme doit s'entendre partout dans le local, machines en marche.

    Un détecteur protège les gens. Il ne remplace pas l'inspection de l'échangeur : il avertit quand le monoxyde est déjà dans l'air.

  6. L'accès : comment on monte à cet appareil-là?

    Un aérotherme est suspendu. Au-dessus de dix pieds, il n'est plus accessible avec un escabeau : ça prend une plateforme élévatrice. Ce détail-là ne se voit pas sur une facture d'entretien, mais il décide du délai de votre prochaine réparation. Quand l'appareil lâche un mardi de janvier et qu'il faut d'abord louer une plateforme, votre atelier attend.

    La question à se poser pendant que tout va bien : comment on monte à cet appareil-là, et qui fournit le moyen? Un bâtiment qui a la réponse d'avance se fait réparer en heures. Les autres attendent la location.

    • A · On sait comment monter, et le moyen est sur place

      Rien à signaler.

    • B · Personne ne sait, ou il faut louer

      À régler maintenant, pas en janvier.

    Ce que l'accès change à une réparationPourquoi

    Une plateforme en location, en plein hiver, se réserve. Les modèles qui passent vos portes et que votre plancher supporte ne sont pas toujours disponibles le jour même.

    Ce qu'il y a sous l'appareil compte autant que sa hauteur : un rayonnage, une machine, une ligne de production. Si la plateforme ne peut pas se placer dessous, il faut déplacer ce qui y est, ou arrêter ce qui y roule.

    Un bâtiment qui possède une plateforme, ou une nacelle conforme pour son chariot élévateur, règle la question d'avance. Sinon, l'information se note une fois : le type de plateforme qu'il faut, où la placer, qui la loue. Elle sert ensuite à chaque appel.

    C'est aussi pour ça que l'entretien se planifie pendant vos arrêts : la plateforme vient une fois, pour tous les appareils.

    Photo à venir
    Aérotherme en hauteur, plateforme élévatrice en place
    À cette hauteur, la réparation commence par la plateforme.
  7. Et une septième, qui n'est pas sur l'appareil : ce qu'il y a autour

    Un appareil à combustion a besoin d'air. Un local fermé, cloisonné après coup, ou encombré jusqu'au plafond, change les conditions dans lesquelles l'appareil a été installé.

    Les dégagements aux matériaux combustibles sont définis par le fabricant et se vérifient. Un entreposage empilé sous un aérotherme est un problème courant en entrepôt.

    • A · Dégagé, local tel qu'à l'installation

      Rien à signaler.

    • B · Entreposage sous l'appareil, cloison ajoutée, nouvel extracteur

      Les conditions ont changé : l'installation se revoit.

    L'air de combustion, la pression du bâtiment et l'air corrosifPourquoi

    Un extracteur de fumées de soudage, une cabine de peinture ou un dépoussiéreur aspire l'air du bâtiment et le met en dépression. L'air doit rentrer quelque part : par les portes, ou par l'évent d'un appareil à tirage naturel, qui se met alors à refouler ses fumées dans le local.

    L'air lui-même peut attaquer l'appareil. Dans un garage ou un atelier où l'on utilise des solvants chlorés, des nettoyants à freins ou des produits de piscine, les vapeurs aspirées avec l'air de combustion deviennent acides dans la flamme et rongent l'échangeur. Un appareil à combustion étanche, qui prend son air dehors, règle la question; un échangeur en acier inoxydable résiste mieux.

    Photo à venir
    Installation propre, dégagée, bien évacuée
    Dégagé dessous, évent supporté, robinet accessible : l'appareil tel qu'il devrait être.
Odeur de gaz

Avant tout diagnostic, on élimine la source d'étincelle.

  1. On ne change rien à ce qui est allumé ou éteint. Aucun interrupteur, aucun thermostat, aucun réarmement, aucun téléphone dans le local. On ne démarre pas de véhicule ni de chariot élévateur.
  2. Fermez le robinet de gaz de l'appareil s'il est accessible sans rien déplacer et sans forcer. Sinon, laissez-le.
  3. Sortez et appelez de l'extérieur. Au gaz naturel, Énergir répond au 1 800 361-8003. Au propane, votre fournisseur. Si l'odeur est forte ou que quelqu'un se sent mal, le 911 passe avant le reste.

Le propane est plus lourd que l'air : il s'accumule au sol, dans les fosses de garage et les puisards. Le gaz naturel, lui, monte. L'appareil ne redémarre pas avant d'avoir été vérifié — voir « Odeur de gaz ». Si des gens se sentent mal, cette fiche-là.

Nous joindre

La plaque signalétique nous en dit presque autant qu'une visite

Si votre piste s'arrête à B ou à C, envoyez-nous une photo de la plaque signalétique, une de l'appareil et, si vous l'avez, le code d'erreur. La plaque donne le modèle, le numéro de série, le combustible et les pressions : c'est par elle qu'on commence.

Et si l'appareil n'a pas été inspecté depuis longtemps, c'est l'entretien préventif qui règle la cause plutôt que le symptôme.

Le texto part avec un message déjà rédigé; ajoutez-y vos photos.

Services Techniques NRJ 418 587-7272 info@servicesnrj.ca Lundi au vendredi, 7 h 30 à 16 h RBQ 5859-9887-01 · Membre CMMTQ
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